L’hydrogène est-il une vraie solution pour le climat ?

L’hydrogène est un levier indispensable pour décarboner des pans entiers de notre économie. Mais comme toutes les «solutions miracles», il charrie aussi beaucoup d’illusions. Transports, industrie… Tour d’horizon de ce qu’il peut et ne peut pas pour la transition.

L’hydrogène, c’est quoi ?

L’hydrogène (H) est l’élément chimique le plus abondant dans l’univers. Sur Terre, il est rarement présent à l’état pur, mais il entre dans la composition de l’eau (H2O) et d’hydrocarbures comme le gaz naturel (CH4). Aujourd’hui, l’hydrogène est surtout utilisé dans la pétrochimie. Mais on peut aussi produire de l’hydrogène à partir d’électricité et vice-versa, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour la transition énergétique dans les transports et l’industrie.

Aujourd’hui, l’hydrogène est très loin d’être “vert”

Quand on se penche pour la première fois sur l’hydrogène et ses usages actuels, on peine à faire le lien avec la transition écologique. En effet, ce gaz est aujourd’hui utilisé à 80 % dans le secteur de la pétrochimie, en particulier pour raffiner des produits pétroliers et produire de l’ammoniac, qui entre dans la composition des engrais de synthèse.

Surtout, son mode d’obtention le plus répandu (à 99%) – le reformage – est fortement polluant puisqu’il s’agit d’extraire les molécules d’hydrogène (H) présentes dans le gaz naturel (CH4) en relâchant au passage une bonne dose de carbone (C) dans l’air. Résultat, la production actuelle de près de 100 millions de tonnes d’hydrogène par an représente pas moins de 2,3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre !

Demain, une production décarbonée

Mais si l’hydrogène nourrit autant d’espoirs, c’est qu’il est aussi possible de s’en procurer de façon beaucoup plus vertueuse puisque, comme son nom l’indique, il est aussi un composant de l’eau (H2O). En utilisant un courant électrique (l’électrolyse) il est en effet possible d’isoler les atomes d’hydrogène (H) et d’oxygène (O). Pour peu que […]

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Document – Ce que disent les travaux de l’Ademe sur le mix électrique à l’horizon 2050

Contexte publie les scénarios électriques travaillés par l’Agence de la transition écologique dans le cadre de son chantier prospectif « Transitions 2050 ». Si les conclusions contredisent les annonces d’Emmanuel Macron sur le nucléaire, elles rejoignent majoritairement celles de RTE, défendent ses auteurs.

Plus de deux mois après la parution de son imposante étude prospective « Transitions 2050 », l’Ademe n’a toujours pas officialisé son dernier chapitre, celui consacré à l’électricité. Dès le mois d’octobre, Contexte en révélait les hypothèses de travail, indiquant que sa diffusion était reportée « sine die ». L’Agence de la transition écologique a ensuite annoncé sa parution en janvier et puis plus rien…

Le 11 février dernier, Mediapart a révélé les grandes lignes d’une version de travail très aboutie, que Contexte publie dans son intégralité. Selon nos confrères, le gouvernement aurait reporté sa parution pour ne pas contredire la communication présidentielle sur la relance du nucléaire, intervenue la veille à Belfort (relire notre article).

« C’est plus une nécessité d’approfondir l’exercice », rétorque une source à Contexte […]


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Dossier transition écologique : ces chantiers qui peuvent tout changer

Le désordre climatique est global mais les émissions sont locales. En France, on estime que les collectivités sont directement à l’origine de 15 % des émissions de CO2 sur leur territoire et si l’on intègre les effets indirects de leurs orientations, ce taux grimpe à 50 %. Engager la transition écologique sur son territoire est donc un impératif mais c’est aussi une source d’opportunités. Voici les pistes qui permettent de changer pour le mieux.

Le plus populaire : favoriser la pratique du vélo

600 kilomètres de pistes cyclables, 19 000 arceaux de stationnement, 6 000 vélos en libre-service et plus de 310 000 en circulation… Bienvenue au paradis des cyclistes : la métropole de Strasbourg où 11% des déplacements se font aujourd’hui à vélo (contre 2 à 3 % en moyenne en France). L’histoire de ce succès a commencé en pente douce au […]

Indispensable : valoriser les biodéchets

Le saviez-vous ? Nos restes alimentaires, épluchures de légumes et autres détritus de jardin représentent aujourd’hui près du tiers de nos poubelles ménagères, soit 132 kilos par an et par personne qui terminent le plus souvent leur course dans l’incinérateur. Une fin pour le moins dissonante quand on sait que ces déchets peuvent être composés à plus de 90% d’eau. Les incinérer revient donc à brûler… de l’eau ! […]

Ça rapporte ! Les énergies renouvelables

Même en Normandie il est possible de se faire une place au soleil grâce aux énergies renouvelables. La preuve avec Malaunay, située en bordure de l’agglomération rouennaise. Cette commune de 6 000 habitants couvre aujourd’hui 65 % de ses besoins en chaleur grâce à deux chaufferies biomasse tandis qu’une douzaine de toitures solaires fournissent environ 30% de l’électricité consommée […]

Aujourd’hui pour demain : planter une forêt Miyawaki

Ça envoie du bois ! La ville de Mulhouse (Haut-Rhin) s’est lancée en 2021 dans une ambitieuse opération de « renaturation » de 34 hectares de terrain au cœur de la ville. Les objectifs sont multiples : améliorer le cadre de vie, créer des îlots de fraîcheur, favoriser la biodiversité et une meilleure qualité de l’air. Pour son premier projet, la ville a […]

Étape par étape : révolutionner la cantine

Ce que l’on met dans notre assiette représente en moyenne 24 % de notre empreinte carbone ! Un chiffre assez colossal mais qui peut varier sensiblement selon que notre régime alimentaire est plus ou moins carné et en fonction des pratiques agricoles impliquées. Les cantines scolaires, qui servent un milliard de repas par an, se retrouvent au cœur de ces enjeux et peuvent […]

Le plus ambitieux : rénover le bâti communal

On peut être une petite commune et avoir de grandes ambitions. Les 1045 habitants de Tremayes, en Saône-et-Loire, en sont désormais convaincus grâce à l’action de leur maire Michel Maya, à qui ils renouvellent leur confiance depuis 27 ans. Cela fait dix ans que l’élu écologiste vise l’autonomie énergétique sur sa commune. Pour cela, il a […]

>> Retrouver le dossier de 10 pages dans La lettre du Cadre n°552

[Info Contexte] Scénarios électriques : les hypothèses de l’Ademe bousculent le jeu

Alors que RTE dévoilera lundi 25 octobre le détail très attendu de ses scénarios électriques à l’horizon 2050, Contexte publie les hypothèses travaillées en parallèle par l’Agence de la transition écologique. La sobriété y est parfois très poussée, plus que chez RTE ou négaWatt. Le nouveau nucléaire, lui, l’est beaucoup moins.

Pendant que RTE travaillait, à la demande de l’exécutif, sur la planification des futurs électriques de la France (relire notre article), l’Ademe a lancé en 2019 son propre chantier « Prospectives, énergies, ressources 2050 ». Transversale, sa cartogropahie va « des sols au système électrique, en passant par l’industrie, les bâtiments ou encore la mobilité », et comprend même « une évaluation des ressources (matières, biomasse, sol notamment) », comme l’explique l’Agence de la Transition écologique sur son site internet.

L’ensemble de ses travaux devraient être publiés le 15 novembre prochain, à l’exception notable du volet électricité, reporté sine die, selon les informations obtenues par Contexte.

Est-ce parce que la version de travail, que Contexte publie, offre une vision différente de celle de RTE sur des points sensibles tels que le niveau de consommation et la place du nouveau nucléaire ?

Ce n’est en tout cas pas la première fois que l’agence bouscule la doxa gouvernementale. La…

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Hausse des prix de l’énergie : un défi social et climatique

Watt the f**k ! Avec le rebond de l’activité économique, les marchés de l’énergie sont en surchauffe. Pile, cela favorise la baisse des consommations et la transition vers les énergies renouvelables. Face, les plus précaires auront impérativement besoin d’aide pour payer leurs factures.

Sur la bourse européenne de l’énergie, les indices s’affolent. Depuis le début de l’année, le prix du gaz s’est envolé de 300% et l’électricité de presque 100%. De mémoire de trader, on n’avait jamais vu ça ! Les ingrédients de ce cocktail explosif sont nombreux mais le plus piquant est sans conteste le covid-19. En mettant l’économie mondiale à l’arrêt, le virus a fait dégringoler la demande de gaz, plombant les prix et donc la production. Et c’est exactement l’inverse qui se réalise aujourd’hui alors que l’activité économique rebondit plus vite que la production. Les prix du gaz qui explosent ont mécaniquement un impact sur les prix de l’électricité car celui-ci est aussi utilisé pour produire de l’électricité dans de nombreux pays d’Europe.

Mais un deuxième ingrédient a créé la surprise ces dernières semaines : l’augmentation fulgurante du prix du CO2 sur le marché européen du carbone. Dans ce système érigé en 2005 par l’Union européenne, quelque 500 entreprises parmi les plus polluantes d’Europe s’échangent des droits à polluer pour respecter leurs obligations environnementales (les plus vertueuses vendant leurs quotas à celles qui dépassent leurs objectifs). Or, la présentation, en juillet dernier, des nouvelles mesures climatiques proposées dans le cadre du paquet européen « fit for 55 » (Vert) a fait bondir le prix de la tonne de CO2, de 25 euros fin 2020 à 60 euros aujourd’hui. La production d’énergie fossile, telle que le gaz, s’en trouve fortement renchérie.

Si elle se prolonge, cette logique de prix fort peut…



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Info Contexte – Les communautés d’énergies arrivent dans la réglementation française

Le ministère de la Transition écologique travaille sur un projet de décret visant à simplifier la vie des projets citoyens, tout en évitant d’embarquer des passagers clandestins. Explications.

Centrales villageoises, éoliennes citoyennes, méthanisation partagée… Les installations d’énergies renouvelables détenues et maîtrisées par des riverains et leurs collectivités essaiment en France, avec plus de 200 projets recensés par l’association Énergie partagée.

Malgré des retombées économiques importantes, ces initiatives se heurtent à un cadre de droit complexe et inadapté, pensé pour des entreprises. En 2019, la Commission européenne a souhaité régler ce problème en introduisant les notions de communauté d’énergie citoyenne (CEC) et de communauté d’énergies renouvelables (CER) dans le droit européen, respectivement dans la directive sur le marché intérieur de l’électricité et celle sur les ENR.

Dans la transposition demandée aux États membres, la Commission a exigé à la fois un travail de définition collant aux réalités nationales et la mise en œuvre d’outils spécifiques destinés à garantir le bon développement de ces communautés.

En France, ce travail s’est traduit […]



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La France et l’éolien en mer : tu veux ou tu veux pas ?

L’éolien en mer est promis à une croissance exponentielle en Europe, mais le doute subsiste en France où le gouvernement continue d’adresser à la filière des signaux contradictoires.

En 2021, l’éolien en mer fête ses trente ans ! Et c’est peu dire que du vent a soufflé depuis l’inauguration du projet danois de Vindeby à l’automne 91. Elles étaient 11 machines de 450 MW chacune, on en compte désormais plus de 5 400 rien qu’en Europe, pour une puissance globale de 25 GW. Maintenant que la filière a fait ses preuves, plusieurs pays n’hésitent pas à en faire le pilier de leur politique climatique et à rehausser les ambitions. C’est notamment le cas du Royaume-Uni qui a décidé en octobre 2020 d’augmenter son objectif 2030 pour passer à 40 GW plutôt que 30, soit un quadruplement du parc actuel en dix ans ! En Allemagne (7,7 GW installés), les objectifs ont été revus à l’été 2020 pour passer de 15 à 20 GW en 2030 et 40 GW en 2040. Et l’Union européenne fait encore mieux avec un objectif, dévoilé en novembre 2020, de passer de 12 GW à 300 en 2050, soit une multiplication par 25 !

Ce qui se dit et ce qui se fait

Fin janvier 2021, lors du Comité interministériel de la mer (Cimer), la France a indiqué qu’elle prendrait sa part, à hauteur de 49 à 57 GW, soit 15% de l’objectif européen. Selon la ministre de la mer, Annick Girardin, 25% de l’électricité française pourrait même être produite en mer à cette date. Mais malgré ces déclarations dithyrambiques, la situation hexagonale est plus compliquée que ça. D’abord parce que […]

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Un ambitieux projet d’usine de panneaux photovoltaïques se concrétise en Moselle

L’entreprise sino-norvégienne REC Solar a choisi d’installer à Hambach le plus grand complexe industriel d’Europe dédié à la fabrication de panneaux solaires de nouvelle génération. Le projet est suivi de près par Bercy dans le cadre du plan de relocalisation des secteurs industriels stratégiques.

Les engins de terrassement s’activent déjà sur la zone d’activité Europôle 2 à Hambach (Moselle), où la communauté d’agglomération se plie en quatre pour assurer la livraison «clé en main» d’un site d’une trentaine d’hectares à l’entreprise REC Solar. Ce fabricant de panneaux solaires d’origine norvégienne compte débuter d’ici l’été 2021 la construction d’un important complexe industriel dédié à la fabrication de cellules et de panneaux photovoltaïques. La production annuelle s’élèvera à 4,5 millions de panneaux par an à partir de 2022, avant de grimper à 9 millions en 2025, «ce qui représentera chaque année la production équivalente à un réacteur nucléaire de 900 MW», illustre Cemil Seber, le directeur général de REC Solar en Europe.

L’entreprise promet la création de 1 500 emplois directs en phase 1, puis plus de 2 500 en phase 2. De quoi faire rêver Roland Roth, le président de la communauté d’agglomération de Sarreguemines Confluences. «Nous sommes très intéressés par ce projet qui […]

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Acheter de l’électricité verte, pas si facile

De plus en plus de collectivités souhaitent marquer leur engagement pour la transition énergétique en achetant de l’électricité verte et locale. Près d’une quarantaine de fournisseurs nationaux en proposent, mais, avant de pouvoir en bénéficier, la plupart des collectivités doivent se soumettre aux règles strictes du code de la commande publique.

S’approvisionner en électricité renouvelable est-il devenu l’écogeste à la mode ? En France, la demande a plus que triplé ces quatre dernières années pour atteindre 7 % de la consommation nationale d’électricité. Les collectivités se laissent aussi séduire : dans son « Observatoire 2019 des offres de marché pour la fourniture d’énergie des acheteurs publics », l’association Amorce estime ainsi que 70 % des interrogés ont intégré de l’électricité renouvelable dans leurs marchés, soit trois fois plus qu’il y a deux ans. « Historiquement, les […]

>> Lire la suite dans la Gazette des Communes du 27 janvier au 2 février (accès premium)

PPE : les régions littorales montent au créneau sur les énergies marines

Les présidents de six régions littorales font une contre-proposition pour remédier au manque d’ambition de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) concernant les énergies marines renouvelables.

La programmation pluriannuelle de l’énergie s’est invitée mercredi 27 mars au conseil des Présidents de Régions de France. En effet, les représentants des régions littorales – à l’exception des Hauts-de-France, qui ne sont plus membres – ont une nouvelle fois rappelé combien ils jugeaient le projet gouvernemental défaillant sur le point des énergies marines renouvelables […]

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Hors-série spécial électricité verte

Hors-série de 34 pages consacré à l’électricité verte

ÉLECTRICITÉ : LE VERT DU FAUX
Un écogeste en quelques clics ? Changer de fournisseur d’électricité ! Une vingtaine d’acteurs sont déjà prêts à nous faire sauter le pas, avec des offres « 100% vertes » et souvent pas chères. Mais à force de vert, on n’y voit plus si clair. Qu’y a-t-il vraiment derrière la prise ?

METTEZ-VOUS AU COURANT ! 5 QUESTIONS POUR TOUT COMPRENDRE
-Qui y a-t-il derrière ma prise ?
-Qu’est ce que l’électricité verte ?
-A quoi servent les garanties d’origines ?
-Les garanties d’origines financent-elles les énergies renouvelables ?
-Que fait mon fournisseur pour la transition énergétique ?

« LES GO AURONT BIENTÔT UNE INFLUENCE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES ENR »
Dans un futur proche, les garanties d’origine ne serviront plus seulement à prouver la production d’énergie renouvelable en Europe mais à l’encourager, assure Dirk Van Evercooren, président de l’association des organismes émetteurs.

ILEK : ÉLECTRICITÉ EN CIRCUIT COURT
Le circuit court est à la mode. Ça vaut aussi pour les électrons ! Sur sa plateforme internet, Ilek met en relation les producteurs d’énergie verte avec les consommateurs alentours. Vue comme ça, la transition énergétique devient tout de suite beaucoup plus concrète.

ENERCOOP : FOURNISSEUR MILITANT
Le doyen des fournisseurs d’électricité verte continue de montrer la voie vers un modèle énergétique exemplaire, par et pour les citoyens.

PLANÈTE OUI : NOUVEAU DÉPART
Victime d’un accident de parcours en 2016, le pionnier de la fourniture d’électricité a failli disparaître à l’aube de ses 10 ans. Il renaît aujourd’hui sous la houlette de nouveaux repreneurs et multiplie les offres innovantes.

CNR : LE PRODUCTEUR QUI VEUT SORTIR DU CADRE
Producteur d’énergie renouvelable depuis près d’un siècle, la Compagnie Nationale du Rhône maîtrise toutes les ficelles du marché de gros. Mais alors que l’électricité verte devient de plus en plus prisée des consommateurs finaux, elle réfléchit à se distinguer aussi sur le marché de détail.

DEMAIN, QUEL MARCHÉ DE ÉLECTRICITÉ ?
Les effets conjugués de la transition énergétique et des progrès du digital bouleversent le monde de l’énergie. Trois experts de PwC ont analysé les principales tendances à observer.

PRÉSENTATION DES OFFRES D’ÉLECTRICITÉ VERTE

 

 

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Eolien : Vergnet ressuscité ?

Après avoir frôlé la disparition, le pionnier de l’éolien tricolore est revenu dans le vert en 2018. Son nouveau pilote, l’ex banquier Patrick Werner, défend sa stratégie.

Le 11 mars dernier, Vergnet publiait ses résultats annuels pour 2018. Les premiers depuis son sauvetage à la barre du tribunal de commerce d’Orléans. Les premiers dans le vert aussi, après trois années de déficits. Entre 2017 et 2018, l’entreprise est ainsi passé d’une perte de 4,6 millions d’euros à un bénéfice de 0,6 million d’euros, tandis que le chiffre d’affaires s’est maintenu à 19,2 millions d’euros. Pour Patrick Werner, le nouveau président du directoire de Vergnet, c’est la preuve que « Vergnet est redressé ». Pourtant l’entreprise revient de loin et même son « sauvetage » ne fait toujours pas l’unanimité.

Repreneur contesté

En effet, suite au placement en redressement judiciaire de Vergnet, le 30 août 2017, un autre candidat au rachat avait emporté l’adhésion des salariés (représentés par le comité d’entreprise) et d’une partie de la presse. Le développeur de projets renouvelables Global Ecopower (GEP) proposait pourtant de supprimer la moitié de l’effectif (de 130 collaborateurs) mais son offre était jugé « plus réaliste ». En face, le consortium emmené par Patrick Werner ne présentait aucune composante industrielle. Malgré un parcours brillant dans la finance, l’ex-banquier, « père » de la Banque Postale reconverti en gestionnaire de patrimoine, n’a pas d’expérience dans l’énergie. Mais le principal point noir de l’offre résidait surtout dans la participation au projet de la société Krief
Group, fondée par Louis Petiet. Cet homme d’affaires « repreneur en série » est associé à la faillite de plusieurs sociétés telles que la chaîne de magasins Soho, le géant du textile DMC ou encore le fabricant de véhicules électriques Heuliez. Dans la reprise de la société Isotherma, il a même été condamné pour escroquerie en 2015. Le mode opératoire est souvent le même, explique le journaliste Cyprien Boganda dans son livre « Le business des faillites » : Louis Petiet « promet la lune » à la barre du tribunal mais « dans l’immense majorité des cas, l’argent n’arrive pas »…
[…]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal des énergies renouvelables n° 247 (avril/mai/juin 2019)

Autoconsommation : la directive européenne rebat les cartes

La nouvelle directive européenne sur les énergies renouvelables prône le soutien à l’autoconsommation photovoltaïque, en particulier via l’exonération de taxes et de redevances. La fiscalité française est-elle condamnée à changer ?

Malgré un discours politique officiellement favorable à l’autoconsommation, la fiscalité française tue en réalité de nombreux projets dans l’œuf. D’une part, l’exonération de TICFE (taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité) bénéficie uniquement aux projets où consommateur et producteur sont la même personne (morale). A moins de procéder à de savantes acrobaties juridiques, les autres configurations telles que le tiers-financement se retrouvent donc …

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>> Lire la suite dans le Journal du Photovoltaïque n°29 (novembre-décembre 2018)

Agriculture et solaire : l’agrivoltaïsme creuse un nouveau sillon

Depuis déjà une décennie, l’agrivoltaïsme vise une véritable synergie de fonctionnement entre la production agricole et photovoltaïque mais réconcilier ces deux sciences complexes nécessite plus d’innovation qu’il y paraît.

En France, les exploitations agricoles accueillent déjà quelque 13% du parc photovoltaïque, soit plus de plus de 15 000 installations participant à la transition énergétique en cours. Dans le cas des hangars, la cohabitation entre agriculture et production d’énergie paraît relativement simple. En revanche, les choses se compliquent quand le sol nourricier est en jeu. Sur ce point, la définition de l’agrivoltaïsme, telle que fixée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) est assez claire : « Les installations agrivoltaïques permettent de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale en permettant une synergie de fonctionnement démontrable ».

Les serres PV : 80% d’échec

Cette mise au point, apparue en octobre 2017 dans le cahier des charges de l’appel d’offres pluriannuel « solaire innovant » est censée parer aux errements constatés dans les années 2010 avec le développement des premières serres photovoltaïques. Sur le papier…

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>> Lire la suite dans le Journal du photovoltaïque n°29 (novembre-décembre 2018)

Solaire et économie circulaire : work in progress

La première usine exclusivement dédiée au recyclage des panneaux solaires est entrée en activité à Rousset, dans le sud de la France. Avant que les volumes n’explosent, la filière travaille à devenir de plus en plus circulaire.

Brisés, brûlés, déformés ou simplement défectueux… les 600 tonnes de panneaux solaires hors d’usage qui attendent depuis quelques mois sur le site de Triade Electronique (groupe Véolia) à Rousset offrent un bien triste spectacle. Fort heureusement, il y a une vie après leur fin de vie. Et elle commence dans l’entrepôt d’à côté […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal du Photovoltaïque n°27 (juillet/août 2018)

Projets éolien en mer : à qui profitent les économies ?

Après plusieurs mois d’une négociation sur le fil, les lauréats des six premiers projets d’éolien en mer ont concédé cet été une baisse de 40% des subventions publiques. Qu’ont-ils négocié précisément et quelles conséquences cela aura-t-il sur l’économie des projets ?

Le 20 juin dernier, le président de la République profitait d’un déplacement en Bretagne pour officialiser une double bonne nouvelle : la poursuite des six premiers projets d’éolien en mer, en échange d’une réduction substantielle du soutien public, estimée à 15 milliards d’euros par l’Elysée. Pour la filière, qui craignait une annulation pure et simple des projets, c’est un vrai soulagement. Et pour Emmanuel Macron, une opération de communication réussie.

« Âpres négociations »

Avant d’arriver à cet accord, il aura quand même fallu […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal de l’Éolien n°30 (juillet/août/septembre 2018)

Dossier : les EMR vont-elles faire pschitt ?

FORCES ET FAIBLESSES DE LA FILIÈRE EMR
Initié il y a deux ans par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des énergies de la mer livre un panorama complet de la chaîne de valeur dans les énergies marines renouvelables. La seconde édition, parue en juin 2018, révèle des évolutions contrastées selon les filières. Coauteur du rapport, Christophe Clergeau préfère pointer les forces de la filière plutôt que les signes de faiblesses.

HYDROLIEN : SUR QUEL PIED DANSER ?
Tout en confirmant le lancement d’appels d’offres commerciaux dédiés à l’hydrolien marin, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a exprimé de sérieux doutes sur la compétitivité de la filière. Un coup de pression qui a fait réagir les acteurs.

NAVAL ENERGIES : LA TÊTE DE PROUE DES EMR PREND L’EAU
Depuis une décennie, Naval Group (ex-DCNS) est fer de lance dans les énergies marines renouvelables. Au moment de monter en puissance, le porte-étendard de la filière tricolore multiplie les déconvenues. Au point de renoncer ?

HOULOMOTEUR : STRATÉGIES COMPARÉES
Au regard de l’éolien en mer ou même de l’hydrolien, l’énergie houlomotrice n’est encore qu’expectatives et foisonnements : pas moins de 150 technologies sont répertoriées mais peu d’entre elles ont dépassé la phase pilote. Quant à prédire de quoi sera fait demain… Aperçu avec deux tête d’affiche du houlomoteur français.

 

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>> Retrouvez le dossier de 10 pages dans le Journal des Energies Renouvelables n°243 (juin/juillet/août 2018)

Éolien flottant : une filière en tension

Deux ans après l’attribution des premiers projets de démonstrateurs d’éolien flottant, une bêta-filière se dessine aujourd’hui en vue de leur mise à l’eau, prévue à l’horizon 2020-2021. Mais pour transformer l’essai, les acteurs ont besoin de la concrétisation des promesses gouvernementales.

À mi-chemin entre l’attribution des premiers démonstrateurs d’éolien flottant et leur mise à l’eau, les porteurs de projets ont encore de nombreux jalons à franchir avant de pouvoir arrêter leur décision finale d’investissement. Au mois de mai dernier, […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal de l’Eolien n°29 (avril/mai/juin 2018)

Dossier offshore : la France à l’heure des choix

Depuis 2016, l’éolien offshore européen est en pleine accélération, porté par une course au gigantisme et une importante baisse des prix. Après avoir installé 1,5 GW en 2016, le marché affichait déjà 1,3 GW supplémentaire sur les six premiers mois de 2017, portant la capacité totale installée en Europe à 14 GW. Dans une étude prospective publiée fin septembre 2017, l’association européenne Wind Europe prévoit en outre l’installation de 3,1 GW supplémentaires en moyenne chaque année, jusqu’en 2020. Sans surprise, les pays qui sont leaders aujourd’hui le seront encore demain. Wind Europe prévoit ainsi que 42 % des nouvelles capacités seront installées au Royaume-Uni (5,2 GW) et 30 % en
Allemagne (3,5 GW). Ces deux pays étant suivis, de loin, par la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. À cette date, l’Hexagone n’aura encore installé aucun parc éolien en mer malgré le lancement d’appels d’offres dès 2012.

« NOUS ATTENDONS DES BAISSES DE PRIX SIGNIFICATIVES »
Suite au lancement des premiers appels d’offres d’éolien en mer, le Gouvernement s’est engagé dans une démarche de sécurisation et de simplification des procédures. Le JDE a fait le point avec Olivier David, sous-directeur du système électrique et des énergies
renouvelables à la DGEC.

DES PROJETS À TOUT PRIX ?
En France, les premiers appels d’offres éoliens en mer datent d’une époque
révolue où la filière était immature et les technologies coûteuses. Aujourd’hui
ralentis par les recours, les premiers projets alloués paraissent obsolètes et hors
de prix […]

CONCERTATION : L’ETAT REPREND LES RÊNES
Le lancement d’appels d’offres sans planification préalable a escamoté le
processus de concertation autour des premiers projets d’éolien en mer. Après
avoir laissé le travail de co-construction en local au bon vouloir de développeurs
privés, l’État veut reprendre la main à travers une réforme en plusieurs volets.

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>> Retrouvez le dossier de 16 pages dans le Journal de l’Éolien n°27 (Novembre/décembre 2017)

Dossier sur la transition énergétique en Afrique : miracle ou mirage ?

LE DÉFI ÉNERGÉTIQUE DE L’AFRIQUE EN INFOGRAPHIES
Malgré des ressources extraordinaires, l’Afrique voit son développement freiné par un accès précaire à l’énergie. Ci-dessous, un aperçu de la situation, en chiffres et infographies.

LA BAD, PILIER INCONTOURNABLE DU DÉPLOIEMENT DES ENR EN AFRIQUE
Entretien avec Amadou Hott, vice-président de la Banque Africaine de développement en charge des sujets électricité, énergie, croissance verte et changement climatique.

POURQUOI LA RÉVOLUTION N’A PAS (ENCORE) LIEU ?
Que les énergies renouvelables soient une formidable opportunité pour le continent africain ne fait aujourd’hui plus aucun doute. Mais si les choses bougent indéniablement, les projets restent encore trop peu nombreux à se concrétiser. Pourquoi ?

OFF GRID : LA BAISSE DES COÛTS DU SOLAIRE BOULEVERSE LA DONNE
Interview de Laurent Morel et Philippe Bozier, associés chez PwC et spécialistes des questions énergétiques en Afrique francophone;

  • Focus projet : Sunna Design et le projet Moon, un kit solaire et digital
  • Focus projet : InnoVent et le premier parc éolien de Namibie
  • Focus projet : Winch Energy et l’électrification de 100 villages mauritaniens en off grid

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Crowdfunding et transition énergétique : qui sont les prêteurs-citoyens ?

Le zéro pointe au thermomètre et la bise est mordante ce jeudi 8 décembre sur le chantier éolien du Soissonnais, à Leury, dans l’Aisne. Il y a quelques minutes que le chauffeur du bus a rallumé le contact, prêt à quitter les lieux, mais les passagers tardent à revenir malgré le froid. Cela fait déjà deux heures qu’ils suivent à la trace le chef du chantier, François Broux, et l’assaillent de questions, dont certaines très techniques.

Ils sont une vingtaine, hommes et femmes de tous âges, à avoir répondu à l’invitation de Lendosphere de venir voir de près un projet qu’ils ont contribué à financer. En l’occurence, [..]

 

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Sun’R développe l’agrivoltaïque, « combo gagnant » face au changement climatique

Au nom de la concurrence entre les usages, le solaire photovoltaïque est prié de ne ne pas trop empiéter les sols et de ne pas gêner non plus la lumière, indispensable aux cultures. Dans ce contexte, le projet Sun’Agri, piloté par Sun’R et l’Inra, est une vraie curiosité. A l’encontre de bien des idées reçues, il démontre même l’intérêt de réconcilier agriculture et photovoltaïque.

Qui l’eût cru ? L’inventeur du mot « agrivoltaïque », Christian Dupraz, fut un opposant féroce aux centrales photovoltaïques installées au sol. « Le photovoltaïque n’a pas sa place au sol, dans un contexte d’étalement des villes et de bétonisation rampante menaçant déjà gravement les espaces agraires », explique ce chercheur spécialisé dans l’agroforesterie à l’Inra et ancien élu EELV. Au cours de recherches sur […]

 

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Crowdfunding & cleantech : le vrai du faux

Venu tout droit du monde associatif et culturel, le crowdfunding ou financement participatif fait sa petite révolution dans le monde de l’entreprise. A côté des modes de financement traditionnels, il séduit de plus en plus de start-ups mais sa popularité grandissante n’efface pas les préjugés qui l’entourent. Aidé par une petite dizaine de spécialistes*, GreenUnivers a entrepris de démêler le vrai du faux dans une série d’articles.

  • Les chiffres du crowdfunding
  • Crowdfunding et cadre juridique
  • Crowdfunding et communication
  • Crowdfunding : anti business angels ?
  • Crowdfunding = argent facile ?

 

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