La France et l’éolien en mer : tu veux ou tu veux pas ?

L’éolien en mer est promis à une croissance exponentielle en Europe, mais le doute subsiste en France où le gouvernement continue d’adresser à la filière des signaux contradictoires.

En 2021, l’éolien en mer fête ses trente ans ! Et c’est peu dire que du vent a soufflé depuis l’inauguration du projet danois de Vindeby à l’automne 91. Elles étaient 11 machines de 450 MW chacune, on en compte désormais plus de 5 400 rien qu’en Europe, pour une puissance globale de 25 GW. Maintenant que la filière a fait ses preuves, plusieurs pays n’hésitent pas à en faire le pilier de leur politique climatique et à rehausser les ambitions. C’est notamment le cas du Royaume-Uni qui a décidé en octobre 2020 d’augmenter son objectif 2030 pour passer à 40 GW plutôt que 30, soit un quadruplement du parc actuel en dix ans ! En Allemagne (7,7 GW installés), les objectifs ont été revus à l’été 2020 pour passer de 15 à 20 GW en 2030 et 40 GW en 2040. Et l’Union européenne fait encore mieux avec un objectif, dévoilé en novembre 2020, de passer de 12 GW à 300 en 2050, soit une multiplication par 25 !

Ce qui se dit et ce qui se fait

Fin janvier 2021, lors du Comité interministériel de la mer (Cimer), la France a indiqué qu’elle prendrait sa part, à hauteur de 49 à 57 GW, soit 15% de l’objectif européen. Selon la ministre de la mer, Annick Girardin, 25% de l’électricité française pourrait même être produite en mer à cette date. Mais malgré ces déclarations dithyrambiques, la situation hexagonale est plus compliquée que ça. D’abord parce que […]

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Méthanisation agricole : une mise au point proche de la mise au pas

Alors qu’elle a franchi récemment le cap symbolique du millier de méthaniseurs en France, la production de gaz renouvelable, aujourd’hui issue à 70 % des filières agricoles, est au cœur de plusieurs chantiers de recadrage. La démonstration de son intérêt écologique, économique et agronomique est en jeu.

Le 17 février dernier, le Sénat désignait vingt-trois de ses membres pour mener une mission d’information sur le thème de la méthanisation. Leur rapport, attendu pour le 20 septembre au plus tard, a pour objectif de faire le point sur les « enjeux » et les « impacts » de cette filière multiservice, censée répondre à des objectifs aussi variés que la production d’énergie renouvelable, la diversification des revenus des agriculteurs, la valorisation de déchets, le remplacement des engrais chimiques ou encore la redynamisation de certains territoires ruraux. Pour le rapporteur de la mission, l’écologiste Pierre Salmon, il était temps de s’y pencher, ainsi qu’il l’explique à Contexte :

« La méthanisation devient un gros enjeu dans les territoires, c’est pourquoi nous avons voulu interroger la filière de fond en comble. »

Balbutiante au début des années 2010, la méthanisation affiche depuis quelques années des taux d’installations exponentiels. Le nombre d’unités a doublé en trois ans, pour atteindre 1 075 fin 2020, selon le Panorama annuel du gaz renouvelable. 70 % d’entre elles sont des installations agricoles, autonomes ou collectives, et les matières agricoles représentent d’ailleurs 90 % du gisement identifié par l’Ademe d’ici à 2030. Les autres […]

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Énergie dans les logements : l’électricité avant la sobriété

L’exécutif est en train de boucler plusieurs dossiers structurants pour l’avenir énergétique des bâtiments. Mais, par un étrange agencement des priorités, il a mis plus d’ardeur à garantir l’électrification des usages que la baisse des consommations.

« Il faut qu’on arrête d’avoir l’électricité honteuse dans le domaine du bâtiment ! Pour nous, c’est la solution pour réussir l’atteinte de la neutralité carbone à horizon 2050 ! »

Cette ode d’Olivier David à l’électricité décomplexée date de décembre 2019 et du dernier colloque de l’Union française de l’électricité (UFE) organisé en présentiel. Le chef de l’efficacité énergétique à la DGEC a choisi de la déclamer alors que le travail d’élaboration de la future réglementation environnementale des bâtiments neufs (RE2020) entrait dans le dur. Depuis, personne n’a manqué de constater ses remarquables effets. 

Qu’il s’agisse de la RE2020, du nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) ou encore de l’élaboration de la cinquième période de certificats d’économies d’énergie (CEE), « on a effectivement constaté un parti pris assez net de l’administration en faveur de l’électricité décarbonée », explique à Contexte Étienne Charbit, responsable projet efficacité énergétique au ‎Cler-Réseau pour la transition énergétique. 

Les textes relatifs à ces trois chantiers structurants sont désormais connus et en voie d’être publiés. RTE a d’ailleurs anticipé leurs effets dans son récent bilan prévisionnel sur le système électrique 2021 – 2030, prévoyant que « la part de logements chauffés à l’électricité pourrait ainsi s’approcher de 50 % en 2030 (contre environ 40 % aujourd’hui) ».

Les observateurs sont toutefois nombreux à diagnostiquer […]

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Collectivités : des emprunts très toxiques

Au début des années 2000, les banques ont entraîné des milliers de collectivités dans des emprunts toxiques dont celles-ci continuent de faire les frais.

Ah, la libéralisation du secteur bancaire, la financiarisation de l’économie ! Et ce produit miracle développé par les banques : le prêt structuré. Certes, il a la particularité d’être indexé sur des indices de marchés volatils, tel que les matières premières ou les taux de change, mais les banques rivalisent d’ingeniosité pour emballer l’affaire. La plupart de ces prêts débutent par plusieurs années à taux nul ou très attractif, avant que le mécanisme de variabilité ne s’applique. La banque Dexia va ainsi jusqu’à baptiser son offre « Tofix » […]

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Banques et climat : du carbure et du carbone

En dépit de proclamations écolos, dans la finance, le vert reste avant tout la couleur des billets

« La finance sera verte ou ne sera pas« , avait promis le ministre Bruno Le Maire, pastichant Malraux, au Climate Finance Day de décembre 2017, grand raout annuel organisé par son ministère et la place financière de Paris pour mettre en avant les innovations vertes, durables, responsables, etc. En matière de promesses, banquiers et assureurs ne sont jamais en reste.

« Les six plus grandes banques françaises se sont engagées publiquement à être alignées avec l’Accord de Paris« , rappelle Alexandre Poidatz, de l’ONG Oxfam. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société générale, BPCE, le Crédit Mutuel et La Banque postale communiquent volontiers sur leurs multiples produits estampillés « ISR » (investissement socialement responsable), label décerné par le ministère des Finances. « De plus en plus d’assureurs ou de gestionnaires d’actifs disent vouloir en finir avec le charbon« , concède Lucie Pinson, fondatrice et directrice générale de l’ONG Reclaim Finance. « Mais beaucoup de ces annonces relèvent en réalité du greenwashing‘, complète-t-elle aussitôt.

DECALAGE. Un coup de projecteur sur les produits d’épargne utilisés par les Français pour placer pas moins de 5 300 milliards d’euros d’économies permet de se rendre compte du décalage entre les promesses des acteurs et la réalité. Selon […]

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Les associations écolos, des repaires de séparatistes ?

Lutte alarmée. Votée mardi par les député•e•s, la loi contre le « séparatisme » veut mettre au pas les associations – dont celles qui défendent l’environnement.

Adopté avec une confortable majorité à l’Assemblée nationale, le projet de loi pour « conforter le respect des principes républicains » est désormais attendu au Sénat, où il sera discuté à partir du 30 mars. Présenté comme une réponse de l’exécutif à « l’OPA islamiste » qui nous menace, le texte ratisse large, comme en témoigne son intriguant chapitre consacré au contrôle des associations.

L’article 6 prévoit notamment que celles-ci devront signer un « contrat d’engagement républicain » avec l’État pour continuer de recevoir leur agrément ou des subventions. Celles-ci devront par exemple s’engager à faire respecter l’égalité femme-homme ou la lutte contre le racisme mais aussi à ne pas « causer de trouble à l’ordre public » et ne pas « revendiquer [leur] propre soustraction aux lois de la République ». Officiellement, seules les associations à tendance « séparatiste » sont visées. Mais beaucoup d’autres se sentent menacées, à l’instar des organisations d’aides aux migrant•e•s ou de défense des droits humains.

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En Lorraine : pas touche au gaz de couche !

En Lorraine, un projet d’exploitation gazière suscite l’indignation des associations environnementales. Mais vaut-il mieux l’importer de l’étranger ?

Le 19 janvier dernier, une trentaine d’associations environnementales ont adressé à Emmanuel Macron une lettre ouverte pour « stoppe[r] le gaz de couche en Lorraine ». Le gouvernement doit statuer d’ici début 2022 sur la demande de concession déposée par La Française de l’énergie (ex European Gas Limited). Le projet vise l’exploitation du gaz emprisonné dans des veines de charbon inexploitées. Quatre puits d’exploration ont déjà été forés, le projet de développement prévoit 41 sites, étendus sur 200 km2, comprenant en moyenne sept puits de forage chacun.

L’enquête publique, clôturée en novembre 2020, a récolté un avis favorable malgré 85 % de voix contre chez les citoyens et élus qui se sont exprimés. Si la concession est octroyée, chaque forage fera l’objet d’une instruction, d’une enquête publique et d’études environnementales.

Pour les auteur.ice.s de la lettre ouverte, un feu vert au projet « serait un nouveau renoncement du gouvernement face à ses engagements », en particulier celui de cesser tout soutien aux projets d’extraction fossile. « Ce type d’hydrocarbure n’a jamais été exploité en France, mais les impacts environnementaux et climatiques dramatiques de son extraction sont bien connus à l’étranger », rappellent-ils : « pollution de l’air, de l’eau, des sols, fortes émissions de gaz à effet de serre ». 

Le site d’information environnementale Novethic (filiale du Groupe Caisse des Dépôts) ose quand même une question épineuse : vaut-il mieux polluer chez nous ou polluer ailleurs ? La France consomme annuellement quelque 600 TWh de gaz, qu’elle importe de Norvège, de Russie, des Pays-Bas. Selon le journal, les réserves trouvées en Lorraine représentent l’équivalent de cinq ans de consommation annuelle française.

>> Lire la suite dans Vert (édition du 2 février 2021)

La prise de conscience écologique atteint un seuil critique au niveau mondial

Non retour. Selon un sondage géant réalisé par l’ONU, l’urgence climatique est désormais une préoccupation pour l’ensemble de l’humanité.

Hier, le programme des nations unies pour le développement (PNUD) a dévoilé les résultats de « la plus grande enquête jamais menée sur l’opinion climatique des peuples ». 1,2 million de répondant•e•s, issu•e•s de 50 pays ont participé à un court sondage – envoyé sur mobile – que l’université d’Oxford a ensuite analysé selon des critères géographiques et socio-démographiques.

64% des sondé•e•s ont indiqué que le changement climatique constituait une « urgence », révèle le PNUD. Le niveau de préoccupation atteint 74% dans les petits États insulaires dont l’avenir est compromis par l’élévation du niveau des océans. L’inquiétude est corrélée au niveau de vie des pays, passant de 74% pour les pays à hauts revenus à 58% pour les pays les moins développés. Au niveau national, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon affichent des taux de préoccupation record de 80%.

>> La suite dans Vert (édition du 27 janvier 2021)

A Grandpuits, Total fait l’unanimité contre lui

« On ne change pas 🎵 »  A la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), les syndicats et les associations écologistes s’allient contre le projet de reconversion « zéro-pétrole » de Total. 

Une fois n’est pas coutume, les raffineurs et les ONG environnementales ont manifesté ensemble, mardi, devant les locaux parisiens de Total. Unanimes, ils dénoncent le projet « Galaxie » de reconversion de Grandpuits, dont l’impact est jugé « alarmant » tant au niveau environnemental que social.

Le prétendu tournant écologique de Total vise la production annuelle de 400 000 tonnes d’agrocarburants destinées au secteur routier et aérien ainsi que l’installation de deux usines dédiées à la production et au recyclage de bioplastiques. Une feuille de route qui terrifie les associations environnementales et pour cause : « Remplacer les énergies fossiles par des biocarburants est sans doute l’une des pires idées pour lutter contre le dérèglement climatique : l’effet est inverse à cause de la déforestation induite et du changement d’affectation des sols », détaillent par exemple les Amis de la terre et Greenpeace dans un décryptage du projet. Les ONG soulignent également que les végétaux utilisés pour produire les plastiques biosourcés – ici des plantes sucrières (canne à sucre, betteraves) – entraînent une pression sur les surfaces agricoles car ils entrent en concurrence avec les productions alimentaires.

>> La suite dans Vert (édition du 27 janvier 2021)

L’« agent orange » en procès

David contre Goliath. Lundi 25 janvier, le tribunal de grande instance d’Evry (Essonne) a examiné la plainte de Tran To Nga, 79 ans, contre quatorze géants de l’agrochimie impliqués dans la fabrication et la commercialisation du tragique herbicide.

Cette franco-vietnamienne résidait au Vietnam lorsque, entre 1961 et 1971, l’armée américaine a déversé quelque 80 millions de litres d’un puissant défoliant sur les forêts du pays. La mission de l’« agent orange » : détruire la végétation pour démasquer les combattants communistes vietcongs. Le drame environnemental et sanitaire qui s’en est suivi a donné naissance au concept d’écocide (plus de détails sur France info). Il fait l’objet, quarante ans plus tard, d’un procès « historique », selon les associations environnementales.

>> La suite dans Vert (édition du 26 janvier 2021)

Le scandale des aires marines protégées

Protection rapiécée. Face à l’effondrement de la biodiversité marine, l’État répond par l’instauration d’aires marines, qui n’ont de « protégées » que le nom.

Le 18 janvier dernier, le gouvernement publiait sa stratégie pour les aires protégées. Objectif : classer 30% du territoire, dont 10 % en protection renforcée. Avec déjà 23,5% des mers tricolores « protégées », le défi semble bien engagé. En apparence, seulement.

D’une part l’Observatoire national de la biodiversité estime que seulement 6% des habitats marins et côtiers sont dans un état de conservation favorable en France. D’autre part, le CNRS, qui diffusera en février une étude sur le sujet, pointe que seulement 1,6% de l’espace maritime français bénéficie d’un statut de protection intégrale ou haute « qui sont les deux niveaux permettant de réduire au mieux les impacts humains sur la biodiversité ». Et 80% de cette protection est concentrée dans un seul territoire : les terres australes et antarctiques françaises. « En métropole les niveaux de protection sont extrêmement faibles », constate le centre de recherche.

>> La suite dans Vert (édition du 26 janvier 2021)

Mouvement climat : « la question de la violence n’est pas réglée »

Maxime Gaborit est doctorant du Centre de recherche en science politique (Crespo) de l’Université Saint-Louis de Bruxelles où il rédige une thèse consacrée aux mouvements sociaux écologistes. Alors que le mouvement se massifie, il en décortique les tiraillements existentiels : rapport à la violence et rapports de classes, catastrophisme et Convention citoyenne.

La préoccupation climatique est aujourd’hui largement partagée au sein de la société, en témoignent les marches pour le climat de plus en plus suivies. Comment les organisations accueillent-elles cette arrivée massive de nouveaux partisans ?

Maxime Gaborit
Maxime Gaborit

En effet, le mouvement climat en France est marqué par une massification récente qui date de la rentrée 2018. A ce moment-là, une vague verte a déferlé dans les rues, galvanisée d’abord par la démission de Nicolas Hulot puis par l’importante médiatisation du cinquième rapport du GIEC. Aux côtés d’organisations déjà en place, ont alors émergé de nouvelles mouvances pas toujours stabilisées, identifiées par l’étiquette « citoyenne ». La dimension générationnelle est apparue ensuite avec les grèves pour le climat et la naissance de Youth for Climate en janvier 2019.

Assez rapidement, les organisations ont profité de cette nouvelle base sociale capable de faire masse pour organiser des actions de grande ampleur. Jusqu’à présent, des organisations comme Greenpeace s’appuyaient surtout sur du lobbyisme institutionnalisé et des actions spectaculaires menées par quelques activistes sur-entraînés. En avril 2019, ils ont pu compter, avec ANV-COP21 et les Amis de la Terre, sur plus de 2 000 citoyens pour bloquer « la République des pollueurs » dans le quartier de la Défense.

Le mouvement climat joue désormais sur un ensemble de tableaux extrêmement varié, allant de la désobéissance civile de masse aux combats juridiques pointus. Il y a une réelle fluidité entre l’expertise scientifique, le travail juridique ou institutionnel et la revendication politique.

Malgré cette massification, on constate que le mouvement reste relativement homogène socialement. Là où les médias ont pu renvoyer l’image d’une société civile unifiée par un même intérêt climatique, on a en fait affaire à […]

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Un ambitieux projet d’usine de panneaux photovoltaïques se concrétise en Moselle

L’entreprise sino-norvégienne REC Solar a choisi d’installer à Hambach le plus grand complexe industriel d’Europe dédié à la fabrication de panneaux solaires de nouvelle génération. Le projet est suivi de près par Bercy dans le cadre du plan de relocalisation des secteurs industriels stratégiques.

Les engins de terrassement s’activent déjà sur la zone d’activité Europôle 2 à Hambach (Moselle), où la communauté d’agglomération se plie en quatre pour assurer la livraison «clé en main» d’un site d’une trentaine d’hectares à l’entreprise REC Solar. Ce fabricant de panneaux solaires d’origine norvégienne compte débuter d’ici l’été 2021 la construction d’un important complexe industriel dédié à la fabrication de cellules et de panneaux photovoltaïques. La production annuelle s’élèvera à 4,5 millions de panneaux par an à partir de 2022, avant de grimper à 9 millions en 2025, «ce qui représentera chaque année la production équivalente à un réacteur nucléaire de 900 MW», illustre Cemil Seber, le directeur général de REC Solar en Europe.

L’entreprise promet la création de 1 500 emplois directs en phase 1, puis plus de 2 500 en phase 2. De quoi faire rêver Roland Roth, le président de la communauté d’agglomération de Sarreguemines Confluences. «Nous sommes très intéressés par ce projet qui […]

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Où va la forêt française ?

Billets verts et forêts noires. Les forêts françaises sont en pleine crise sanitaire et le ministère des finances engage la privatisation de l’Office national des forêts (ONF).

Jeudi 3 décembre, le Conseil constitutionnel a validé l’article 33 de la loi Asap (pour « accélération et de simplification de l’action publique »). Celui-ci autorise le gouvernement à légiférer par ordonnance pendant 18 mois pour modifier le fonctionnement de l’ONF, qui gère les forêts publiques.

Selon des informations de Libération, Bercy, qui a déjà organisé la filialisation des activités concurrentielles de l’ONF, compte désormais en faire de même pour les missions dites d’intérêt général afin de sous-traiter leur activité au privé. Le transfert de ces missions, qui comprennent la protection de la biodiversité, la veille des incendies ou la restauration des terrains, impliquerait la suppression de 600 postes sur les 8 500 que compte l’ONF pour des motifs essentiellement économiques.

Depuis près de dix ans, l’Office est pris en étau entre des exigences de rentabilité et la fragilité de ses revenus corrélée à la chute des cours du bois. L’institution comprend déjà 43 % de salarié•e•s sous statut privé et les départs de fonctionnaires ne sont remplacés qu’à 64%. Beaucoup dénoncent le manque d’effectifs et de moyens, qui ont pour effet de recentrer ses activités sur la coupe du bois en délaissant la protection des sols ou de l’environnement.

Cette année, la situation financière de l’ONF s’est encore dégradée : les coûts de gestion ont augmenté afin de soigner la forêt affaiblie par la sécheresse et exposée aux maladies et aux nuisibles.

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La planète en surchauffe, les humains aussi

Chaud devant. La hausse des températures planétaires par rapport à l’ère pré-industrielle pourrait atteindre le seuil symbolique de 1,5°C dès 2024, indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). 

2020 s’annonce comme l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, selon le rapport provisoire sur l’état du climat, paru le 2 décembre. L’OMM la classe deuxième après 2016 et avant 2019, avec une hausse du mercure entre janvier et octobre supérieure d’environ 1,2°C à celle de la période de référence 1850-1900. De quoi charger encore le palmarès de cette décennie, la plus torride de l’histoire des relevés météorologiques, puisque les six années écoulées depuis 2015 sont, tout simplement, les six plus chaudes que l’ont ait connues.

Toujours selon l’OMM, il y a désormais une chance sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse 1,5°C d’ici 2024. Une annonce qui met en défaut les engagements des pays signataires de l’Accord de Paris pour le climat à stabiliser le réchauffement climatique « nettement en dessous » de 2 °C d’ici à 2100 et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C.

Un autre rapport diffusé aujourd’hui détaille les effets directs et indirects de la hausse des températures sur la santé humaine. Réalisé par 120 universitaires internationales•aux, l’édition 2020 du Lancet Countdown montre que […]

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Haute Valeur Environnementale : le gouvernement accusé de greenwashing

Trop bio pour être vrai. Le gouvernement se félicite de la forte hausse des exploitations agricoles certifiées Haute valeur environnementale (HVE) et souhaite y adosser de nouvelles aides financières; les associations dénoncent un « enfumage ».

Le 18 novembre dernier, le ministre de l’agriculture Julien Denormandie a présenté à la presse des chiffres mirifiques concernant la certification HVE, neuf ans après son lancement à la suite du Grenelle de l’Environnement. Au cours du premier semestre 2020, le nombre d’exploitations certifiées à bondi de 52,2% pour atteindre 8 218 exploitations françaises (sur environ 430 000).

Fort de ce constat, le gouvernement prévoit d’introduire le label HVE comme critère d’attribution des nouveaux éco-régimes européens, des primes versées aux exploitants pour leurs efforts écologiques. Il a également annoncé un crédit d’impôt de 76 millions pour les exploitations certifiées.

Pour les associations écologistes et le syndicat Confédération paysanne, ces annonces relèvent de la « haute valeur d’enfumage » […]

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Bâtiment neuf : l’exécutif met la com’ avant les normes

Le gouvernement a dévoilé le 24 novembre 2020 les contours de la future réglementation environnementale pour les logements neufs (RE2020). Si la communication ministérielle insiste sur l’exclusion du chauffage au gaz, de nombreux seuils restent à fixer pour en faire une réglementation ambitieuse.

Annoncée dans la loi Grenelle II de 2010, confirmée dans la loi de transition énergétique de 2015, expérimentée via le label E+C- depuis 2017, la réglementation environnementale entrera finalement en vigueur à l’été 2021.

Le chantier a été long, mais la construction neuve peut désormais entrer dans un nouveau paradigme, ont annoncé Barbara Pompili et Emmanuelle Wargon le 24 novembre : l’idée n’est plus seulement de réduire la consommation d’énergie des bâtiments, mais de viser la décarbonation des énergies et des modes de construction ainsi que de se préparer aux vagues de chaleur de plus en plus récurrentes.

La fin des énergies fossiles en 2024

« Le Haut Conseil pour le Climat a mis en avant l’exemplarité de la Suède dans son récent rapport sur la rénovation énergétique. Ce constat ne peut plaider qu’en faveur d’une future RE2020 ambitieuse », a souligné Barbara Pompili avant de dérouler un panel de mesures censées incarner la « détermination » de l’exécutif.

Pour décarboner l’énergie utilisée, la RE2020 fixe pour la première fois […]


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Électricité verte : quand l’Ademe met les doigts dans la prise

L’Agence de la transition énergétique a voulu créer un label pour s’y retrouver dans la jungle des offres d’électricité « verte ». Le projet détaillé, que publie Contexte, est le résultat d’un difficile travail d’équilibriste entre des intérêts inconciliables. Succès garanti ? Rien n’est moins sûr.

Souscrire une offre d’électricité verte est un « éco-geste » à la mode. D’après le Médiateur de l’énergie, trois Français sur cinq sont prêts à franchir le pas pour accéder en quelques clics à l’une d’une soixantaine d’offres disponibles.

Pourtant, ce que la plupart de ces « consom’acteurs » ignorent, c’est que la plupart des offres ne contribuent pas au développement de nouvelles installations d’énergies renouvelables.

L’Ademe a alerté sur ce malentendu, manifestement entretenu par certains fournisseurs […]

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L’ONU recommande de profonds changements pour éviter une « ère de pandémies »

50 nuances de grippe. Alors que le désarroi est à son maximum face au coronavirus, les expert•e•s des Nations unies (ONU) sur la biodiversité alertent sur le risque de pandémies plus récurrentes, plus mortelles et plus dévastatrices pour l’économie.

Les 22 scientifiques mandatés par la Plateforme intergouvernementale de l’ONU sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont travaillé dans l’urgence pour rendre en quelques mois un rapport exhortant à l’action. D’abord l’état des lieux – implacable – rappelle que 70% des maladies émergentes et presque toutes les pandémies connues sont des zoonoses, c’est-à-dire des maladies passées de l’animal à l’homme. Or, on estime à environ 1,7 million le nombre de virus encore inconnus chez les animaux, dont entre 540 000 et 850 000 pourraient infecter les humains, avertit l’IPBES.

Ses expert•e•s soulignent que les risques de contamination sont accrus par les contacts de plus en plus poussés entre animaux et population humaine. En particulier, le changement d’usage des sols – dû à l’agriculture intensive, la déforestation et l’urbanisation, serait responsable de plus de 30% des nouvelles maladies signalées depuis 1960. Le commerce d’oiseaux et de mammifères est également un important réservoir de pathogènes.

« Les causes sous-jacentes des pandémies sont les mêmes que celles qui engendrent la perte de biodiversité et le changement climatique », souligne l’IPBES qui appelle à […]

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La fiscalité « verte » est injuste

Les gilets jaunes s’en doutaient, Bercy vient de le confirmer. La fiscalité environnementale pèse trois fois plus lourdement sur les ménages les plus pauvres que sur les plus aisés.

Alors que le projet de loi de finances pour 2021 est actuellement débattu à l’Assemblée nationale, les Échos en ont décortiqué les annexes, dont le « rapport sur l’impact environnemental du budget de l’État » et son volet consacré aux « impacts de la fiscalité environnementale sur les acteurs économiques ».

En plus de la TVA, en 2019, les ménages supportaient en moyenne 915 euros par an de fiscalité énergétique répartis entre 735 euros de taxes sur les produits énergétiques (dont 180 euros au titre de la taxe carbone) et 180 euros de fiscalité sur l’électricité. Mais ce chiffre cache des disparités à la fois sociales et géographiques […]

>> Lire la suite dans Vert (29 octobre 2020)

Banques ou banquise : il faut choisir

La casse du siècle ! Les plus grandes banques du monde financent la destruction des écosystèmes à hauteur de milliers de millions de dollars chaque année, sans aucune régulation (et avec notre épargne).

Le « Climate Finance Day » s’ouvre demain à Paris. Les grands noms de la finance internationale viendront se pencher au chevet du climat et feront de nombreuses promesses. Plusieurs ONG ont voulu évaluer leurs ambitions actuelles. 

Dans un rapport baptisé « Bankrolling Extinction » (financer l’extinction) publié aujourd’hui, l’initiative internationale Portfolio.earth révèle le réel impact de la finance mondiale : en 2019, les 50 plus grandes banques mondiales ont accordé des prêts et garanties à hauteur de plus de 2 600 milliards de dollars – l’équivalent du PIB canadien – à des secteurs moteurs de la perte de biodiversité (pêche et agriculture industrielles, mines et sidérurgie, énergies fossiles, infrastructures de transport, tourisme de masse…). La Française BNP Paribas décroche la sixième place au classement des banques les plus toxiques.

En France justement, l’ONG Oxfam s’est fendue hier d’un rapport alarmant sur les engagements climatiques des banques tricolores, « à prendre au 4° degré ». Selon elle, l’empreinte carbone […]

>> Lire la suite dans Vert (28 octobre 2020)

Le mouvement écologiste par-delà la ZAD

De A jusqu’à ZAD. Le mouvement écologiste adapte sans cesse ses modes d’actions et assume de plus en plus le recours au sabotage.

Le 13 octobre dernier à l’aube, 250 gendarmes ont évacué la ZAD de Roybon dans l’Isère. Installée depuis six ans, elle avait eu raison, en juillet dernier, du projet de Center Parcs prévu dans le bois des Avenières. Pour le géographe Philippe Subra, auteur en 2016 de Zones à défendre. De Sivens à Notre-Dame-des-Landes, cette énième évacuation – après celles de Sivens, Notre-Dame des Landes, Gonnesse ou encore Bure – est une page qui se tourne. Interviewé dans Marianne il explique que « les années 2008 à 2018 ont constitué un flux de ZAD » tandis que nous traverserions aujourd’hui une période de « reflux ».

Après avoir concédé l’abandon de plusieurs projets d’envergure, l’État a mis en place une nouvelle doctrine d’intervention de la Gendarmerie, qui consiste à contrer immédiatement toute tentative d’installation. Le nombre total de ZAD a aujourd’hui sensiblement diminué, même si la carte des luttes contre les grands projets inutiles tenue à jour par Reporterre continue d’être très fournie avec près de 300 projets recensés. Parallèlement à ce phénomène, la crise sanitaire a également plombé les marches pour le climat et autres actions collectives, comme l’avait raconté Vert.

Mais pour Philippe Subra, « le relais est pris par d’autres formes de contestation radicale ». Le sabotage en est […]

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Après la Covid, une relance sans conditions

Tant PIB pour le climat ! Censé sortir la France de la récession née du Covid-19, le plan de relance voté dans la nuit du 27 octobre à l’Assemblée nationale ne contient aucune contrepartie écologique sérieuse aux aides qui seront accordées. 

La feuille de route adoptée débloque 22 milliards d’euros de crédits en 2021, sur les 100 milliards annoncés pour la période 2020-2022. Le gouvernement insiste sur les trois milliards d’euros qui seront dédiés à la rénovation énergétique des bâtiments, les 205 millions d’euros pour le développement de la « filière hydrogène vert » et autant pour la relocalisation de projets industriels.

Mais plusieurs ONG ont fustigé l’occasion – ratée – de conditionner l’assistance aux grandes entreprises à des engagements concrets, dont l’adoption de trajectoires de baisse des émissions de gaz à effet de serre. La majorité a adopté un amendement en ce sens, qualifié de « coquille vide » par cinq organisations écologistes dans un communiqué commun. Au final, l’amendement adopté ne prévoit […]

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La traque du méthane a commencé

Y a de la loi dans le gaz ! Longtemps oublié des politiques de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, le méthane (CH4) est désormais dans le viseur de la Commission européenne.

Deuxième contributeur au changement climatique après le dioxyde de carbone (CO2) selon le GIEC, le méthane serait aujourd’hui la cause de 20% du réchauffement anthropique de la planète avec trois secteurs responsables de 95% des émissions (l’agriculture à 56%, les déchets à 26% et l’énergie à 19%).

Mais son pouvoir de nuisance reste encore mal maîtrisé puisqu’on constate depuis plus d’une décennie, « une augmentation significative et inexpliquée de la concentration de méthane dans l’atmosphère», a expliqué le chercheur de l’Université de Columbia Jonathan Elkind à BloomergComme Vert l’avait rapporté, les émissions de méthane issues de l’industrie fossile auraient été sous-estimées de 25 à 40%.

Le 14 octobre dernier, la Commission européenne a officialisé sa « stratégie méthane » visant à réduire de 35 à 37 % ses émissions de CH4. Celles-ci représentent actuellement 5% du total mondial – les gaz émis par des sociétés européennes à l’étranger ne sont pas comptabilisés. Bruxelles prévoit de […]


>> Lire la suite dans Vert (26 octobre 2020)

Agriculture : une PAC pas cap

PAC pas cool. La consternation et la désapprobation règnent après l’adoption par le Parlement européen, vendredi 23 octobre, de son projet de politique agricole commune (PAC), jugé peu ambitieux pour le climat.

L’opposition a secoué jusque dans les rangs du Parlement. Fustigeant une « erreur historique », les Verts ont rejeté le texte, tout comme la Gauche unitaire européenne (GUE). Le groupe Socialistes & Démocrates (S&D), lui, s’est déchiré sur la question, raconte Libération. Au final, 38% des eurodéputé•e•s ont choisi de voter contre le texte ou de s’abstenir selon Greenpeace, mais sans renverser la coalition entre le groupe conservateur PPE, les libéraux de Renaissance et les S&D.

Le projet de réforme introduit quelques touches de vert (AFP), comme les éco-régimes – des primes accordées aux agriculteurs participant à des programmes environnementaux exigeants – auxquels les États devront consacrer au moins 30% des paiements directs. Les textes prévoient d’autre part une marge de manœuvre accrue pour les États-membres en les laissant décider d’une partie de la distribution des fonds, à condition de respecter les engagements environnementaux et climatiques de l’UE. Mais le texte ne permet pas d’atteindre ces objectifs et plusieurs amendements visant à garantir la cohérence de la PAC avec le pacte vert européen ont été rejetés […]

>> Lire la suite dans Vert (26 octobre 2020)

Les collectivités inquiètes face au projet de restructuration d’EDF

La restructuration d’EDF, actuellement négociée à Bruxelles, prévoit de séparer ses activités en deux voire trois entités distinctes. Dans ce projet complexe, visant à mettre le nucléaire et l’hydroélectricité à l’abri des logiques de marché, la place d’Enedis inquiète les collectivités.

Dans les cartons depuis le début du quinquennat, le projet « Hercule  » de restructuration d’EDF est désormais au cœur de l’agenda politique, en France comme à la Commission européenne[…]

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L’éolien prend la mer

Huit ans après l’attribution des premiers projets, l’éolien en mer entre enfin dans sa phase industrielle. Parallèlement, la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie et l’organisation de débats publics tracent la voie pour de nouveaux projets.

On entre dans une nouvelle ère », se réjouit Matthieu Monnier, en charge des dossiers éolien en mer à France Énergie Éolienne (FEE). Lui qui a chroniqué les années de marasme administratif peut désormais commenter l’avancée des projets. L’heure est aux pelleteuses, aux premières pierres et aux créations d’emplois. « Les quatre projets alloués en 2012 sont, logiquement, les plus avancés. Mais en tout, ce sont onze parcs éoliens en mer qui sont programmés pour entrer en service entre 2022 et 2027 », rappelle-t-il. « Ils représentent une puissance cumulée de plus de 3,6 GW ».

Raccordements en cours

Les premiers travaux sur site ont commencé il y a onze mois, à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, pour le raccordement […]


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Nucléaire : la Cour des comptes révise à la hausse la facture réelle de l’EPR

L’institution a réévalué de 12 à 19 milliards le coût du réacteur construit à Flamanville. Devant l’ampleur des dérapages financiers et calendaires, les magistrats invitent EDF et le gouvernement à plus de sérieux sur les modalités de lancement de cette nouvelle génération.

Il y a dix jours à peine, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire appelait à ne pas «fragiliser nos atouts stratégiques, dont le nucléaire». Raté ! Un rapport de la Cour des comptes sur la filière EPR montre de manière stricte et clinique que le fiasco de ce réacteur de nouvelle génération dure depuis déjà trente ans. Et puisque la Cour des comptes, c’est d’abord le pouvoir des chiffres, elle commence par réviser fortement à la hausse le véritable coût du projet français de Flamanville […]

>> Lire la suite sur Libération (9 juillet 2020)

La crise sanitaire a fragilisé la résilience du nucléaire français

L’épidémie et ses conséquences ont perturbé les chantiers de maintenance et de rechargement du combustible dans les centrales nucléaires. Seule la moitié du parc est actuellement disponible et l’approvisionnement l’hiver prochain reste un sujet critique.

Activité «essentielle» au pays à qui elle fournit toujours plus de 70% de son électricité, la filière nucléaire a elle aussi subi les effets de la pandémie avec des conséquences qui pourraient se révéler aussi concrètes que la panne de courant. Avec l’instauration du confinement, le manque de masques et les difficultés à respecter les gestes barrières ont fait s’éterniser les chantiers sur quelque 21 réacteurs nucléaires, aujourd’hui toujours en rade. Conséquence : EDF a annoncé dès mi-avril une baisse historique de 20% de sa production nucléaire pour 2020, à 300 térawattheures (contre 375 à 390 térawattheures prévus).

Mais pour éviter d’aggraver la situation, il a surtout fallu revoir tout le planning des arrêts, y compris ceux relevant du «grand carénage» (gros travaux de remise à niveau destinés à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires). L’idée étant d’organiser une moindre disponibilité du parc cet été afin de maximiser la production quand il fera froid […]

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Relance post-covid : l’urgence climatique sacrifiée ?

En mettant la mondialisation à l’arrêt, la crise actuelle offre une opportunité inédite de changer les fondamentaux du système. Malgré les appels nombreux à un véritable tournant écologique et social, les plans de sauvetage esquissés trahissent la tentation du retour « à la normale ».

Il faudra des mois, peut-être des années, avant que l’urgence de la crise ne laisse la place au « monde d’après » mais il n’est pas trop tôt pour fixer les priorités la reconstruction. Parmi les nombreuses inspirations, les appels à une relance « verte » trouvent un écho tout particulier. D’abord parce que la pandémie de Covid-19 a cruellement mis en lumière les liens de causalité entre la dégradation des habitats naturels et la propagation de maladies infectieuses, transmises via les contacts répétés de la faune sauvage avec les humains. Ensuite, parce la gestion de l’épidémie a révélé l’impréparation et le manque de résilience d’États prétendument développés, alors que d’autres crises suivront, engendrées notamment par le dérèglement climatique. Enfin, parce qu’une véritable transition écologique peut permettre de recréer de la valeur et des emplois alors que des pans entiers de l’économie sont menacés d’effondrement.

Désillusion et prise de conscience

« La prise de conscience est massive, au niveau des citoyens comme […]

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Energie-Climat : à quoi ressemblera l’après Covid-19 ?

Quelles leçons tirer de la crise sanitaire du coronavirus ? En attendant les futurs plans de relance au contenu plus ou moins carboné, Contexte passe en revue les nombreux avis d’experts publiés sur les effets mitigés, pour l’énergie et le climat, de la pandémie.

Une demande en baisse, des prix en chute libre

Confinement oblige, la baisse d’activité française se ressent sur la demande en énergie : -15 % en moyenne pour l’électricité, idem pour le gaz. Le phénomène est également européen et devrait s’amplifier à mesure que l’épidémie se propage. Résultat, les prix de gros décrochent : -40 % sur Epex Spot depuis fin février. Corrélés à ceux du pétrole, les cours du gaz subissent en outre le choc d’offre lié à la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie.

« De façon concomitante, le prix de la tonne de CO2 s’effondre sur le marché européen », observent Jacques Percebois et Boris Solier, chercheurs associés à la chaire Économie du climat, dans une tribune sur Connaissances des énergies. « Bien que la production électrique française soit décarbonée à plus de 90 %, cela devrait renforcer la baisse des prix de gros du fait des interconnexions avec les autres pays d’Europe de l’ouest plus émetteurs de CO2. »

Des énergéticiens touchés au portefeuille

Les premiers touchés seront les producteurs et fournisseurs d’énergie. Ce d’autant plus que […]


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Face au manque de neige, les stations de ski cherchent un plan B

Face aux conséquences du réchauffement climatique sur l’enneigement de nombreuses stations de ski, Élisabeth Borne a promis de présenter en septembre une offre d’accompagnement vers un modèle « quatre saisons ». La dépendance des stations à l’or blanc en a déjà fait plonger plus d’une.

A défaut de neige, une avalanche… de critiques pour la station pyrénéenne de Luchon-Superbagnère après le transfert par hélicoptère de 50 m3 de neige destinés à ré-enneiger le bas des pistes, les 14 et 15 février dernier. Symboliques, les images de l’opération montrent à la fois les causes et les conséquences du réchauffement climatique (l’hélicoptère et le manque de neige). Surtout, elles révèlent l’extrême dépendance des économies de montagne à l’or blanc. […]

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Entretien – Municipales : les raisons de l’inaction climatique locale

Les communes disposent de larges compétences pour mener une politique climatique locale. La course à l’attractivité, l’instabilité de la réglementation, l’absence de motivation ou le désengagement de l’État les empêchent de les exercer pleinement, explique à Contexte François Bertrand, chercheur à l’université de Tours.

François Bertrand est chercheur spécialisé en aménagement du territoire au centre interdisciplinaire Cités, territoires, environnement et sociétés (université de Tours/CNRS). Il étudie depuis 2005 l’émergence et l’intégration de la question climatique dans les politiques locales.

En quoi le bloc communal est-il un échelon pertinent pour mener une politique climat ?

Du fait de sa proximité avec les citoyens, il permet de donner à voir une écologie concrète dans un contexte de défiance vis-à-vis des élites.

Ensuite, les collectivités sont directement à l’origine de 15 % des émissions sur leur territoire et si l’on intègre les effets indirects de leurs orientations, ce taux grimpe à 50 %. Les récentes évolutions législatives – loi de transition énergétique ou de la réforme territoriale – leur ont donné de nouvelles compétences en matière de politique énergétique. Elles ont donc la main sur de gros postes d’émissions de gaz à effet de serre : transports, bâtiments, déchets, énergie.

Quels sont les leviers d’action à leur disposition ?

Ils sont nombreux et potentiellement très puissants. Pour commencer, […]

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Municipales et climat : derrière les discours, un bilan bien court

L‘écologie et le climat ont indéniablement acquis une place de choix dans les programmes et les sondages d’opinion élaborés à l’occasion des municipales 2020. Pour autant, l’affichage politique et les quelques actions exemplaires ne suffisent pas à masquer l’absence de mise en place, durant le mandat qui s’achève, d’une véritable « écologie territoriale ».

À Reims, le maire sortant Arnaud Robinet (LR) vise la neutralité climatique à horizon 2040, soit dix ans avant l’objectif national. Même programme à Vannes pour le candidat de l’opposition, Simon Uzenat (DVG). À Paris, la maire sortante Anne Hidalgo (PS) promet de planter un arbre à chaque naissance, tout comme la candidate RN Françoise Grolet, qui se présente à Metz…

Des prérogatives, mais pas d’ambitions

De façon inédite, la campagne des élections municipales 2020 a révélé la volonté unanime d’empoigner le défi climatique, au point de défendre des mesures similaires d’un bout à l’autre de l’échiquier politique.

Une fois aux manettes dans les communes et intercommunalités, les élus disposeront de « leviers d’action nombreux et potentiellement très puissants » pour changer la donne, comme […]

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Acheter de l’électricité verte, pas si facile

De plus en plus de collectivités souhaitent marquer leur engagement pour la transition énergétique en achetant de l’électricité verte et locale. Près d’une quarantaine de fournisseurs nationaux en proposent, mais, avant de pouvoir en bénéficier, la plupart des collectivités doivent se soumettre aux règles strictes du code de la commande publique.

S’approvisionner en électricité renouvelable est-il devenu l’écogeste à la mode ? En France, la demande a plus que triplé ces quatre dernières années pour atteindre 7 % de la consommation nationale d’électricité. Les collectivités se laissent aussi séduire : dans son « Observatoire 2019 des offres de marché pour la fourniture d’énergie des acheteurs publics », l’association Amorce estime ainsi que 70 % des interrogés ont intégré de l’électricité renouvelable dans leurs marchés, soit trois fois plus qu’il y a deux ans. « Historiquement, les […]

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Le rôle crucial mais difficile des élus dans le développement éolien

Pas radioactif mais presque ! L’éolien est un sujet sensible pour les élus qui ont un intérêt à profiter de ses retombées territoriales, mais sans tordre le bras à leurs administrés.

76 millions d’euros : c’est le montant des retombées fiscales touchées par les collectivités en 2018 grâce à l’éolien. A l’échelle d’un territoire, les retombées annuelles liées à l’implantation d’un parc se situent généralement entre 10 000 et 12 000 €/MW installé, répartis entre la commune d’implantation, l’intercommunalité à fiscalité propre, le département et la région. Pour les élus, c’est une véritable opportunité financière qui peut permettre d’engager la transition énergétique à une plus grande échelle.

Dans l’Arrageois (62), par exemple, la communauté de communes de l’Atrébatie a décidé en 2011 de créer un fonds Eco-énergie territorial pour recevoir les quelque 600.000 euros de revenus générés par le parc éolien de […]

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Éolien en mer : l’après Dunkerque

L’attribution du dernier appel d’offres au prix record de 44€/MWh marque un tournant pour l’éolien en mer tricolore. La filière a gagné son pari – celui de la compétitivité – et attend désormais de voir son avenir déverrouillé.

Le 14 juin dernier, l’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire était à Saint-Nazaire pour une journée sur le thème de l’éolien en mer. Le même jour, François de Rugy a ainsi lancé le premier parc tricolore au large de Saint-Nazaire (attribué en avril 2012) et dévoilé le nom du lauréat de l’appel d’offres de Dunkerque. La comparaison entre les deux projets permet de constater le chemin parcouru depuis la première compétition. En effet, si EDF est lauréat dans les deux cas, la ressemblance s’arrête là.

Un projet neutre pour les finances publiques

A Dunkerque, quelque 45 turbines de 12 à 13 MW chacune (600 MW en tout) produiront 2,3 TWh/an d’électricité à partir de 2026, à un tarif tellement bas que le gouvernement pourrait bien se voir reverser de l’argent alors qu’il avait prévu une enveloppe de 2 milliards d’euros de subventions. En effet, le mécanisme de complément de rémunération prévoit que lorsque le prix de marché sera supérieur à 44€/MWh, c’est l’État qui récupérera la différence. EDF prévoit ainsi de lui reverser 1,5 milliard d’euros en 20 ans. Moins optimiste, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que le projet pourrait, au pire, coûter 540 M€ et au mieux rapporter 266 M€. En comparaison, le projet de Saint-Nazaire (68 éoliennes de 7 MW) bénéficiera, à partir de 2022, d’un tarif d’achat de 143,6 €/MWh, représentant quelque 3,5 milliards d’euros de subventions sur 20 ans. […]

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Aides à la rénovation énergétique : une simplification bien compliquée

Bien que largement critiqué, le projet gouvernemental de réforme du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est finalisé aujourd’hui. Il entrera progressivement en œuvre à partir de 2020.

Le gouvernement a présenté ce matin aux professionnels la version finale de son plan de réforme du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Or rien n’a bougé ou presque depuis sa première présentation au début de l’été, au grand dam des associations environnementales et du conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE).

« Plus simple, plus juste et plus efficace » : vraiment ?

Cette nouvelle prime se veut pourtant « plus simple, plus juste et plus efficace », dixit le ministère de la Transition écologique et solidaire. Plus simple, d’abord, car elle fusionne deux aides : le CITE et l’aide de l’Anah pour les gestes simples (programme « Habiter mieux agilité »). Et car la transformation …

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Rénovation énergétique : une tentative pour sortir le service public de l’habitat du flou

En germe depuis 2013, le service public dédié à la performance énergétique de l’habitat (SPPEH) peine à se concrétiser. Depuis le début de l’été, le débat se cristallise autour du mode de financement voulu par l’État, mais la clarification de ses missions continue, elle aussi, de faire défaut.

L’avenir du service public de la rénovation énergétique sera-t-il fixé à la rentrée ? En tout cas, il a fait un brusque retour dans l’actualité le 9 juillet. La DGEC a soumis au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) un projet d’arrêtécréant un nouveau […]

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Solaire à installer soi-même : un bon plan ?

Avec l’apparition du solaire en kit, les bricoleurs du dimanche peuvent se mettre à l’autoconsommation photovoltaïque à partir de quelques centaines d’euros. Mais quoique beaucoup plus économique, se passer d’un installateur professionnel n’est pas non plus sans risques.

En novembre dernier, le groupe Oscaro.com « n°1 des pièces auto sur internet », lançait son nouveau portail Oscaro-power, dédié à l’achat de systèmes solaires en ligne. Une petite révolution. L’offre d’Oscaro n’est ni la première ni la seule en France, puisque des pionniers comme Alma Solar ou des spécialistes comme EDF ENR proposent aussi des kits à installer soi-même.

Le solaire comme commodité

Mais justement : n’étant ni pionnier, ni spécialiste, Oscaro fait sortir définitivement le solaire photovoltaïque du cercle des initiés pour le faire entrer dans le monde des commodités, au même titre que les pièces auto. « La technicité d’une installation photovoltaïque n’est pas […]

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La transition énergétique pâtit des « planifications menées sans vision globale »

La mission d’information parlementaire qui s’est penchée sur les freins à la transition énergétique dénonce de graves défauts dans la planification du changement. Mais les questions du financement et des lobbies sont restées inabordées.

Le rapport présenté le 26 juin 2019 par les députés Jérôme Dive (LREM) et Bruno Duvergé (Modem) a créé le buzz par sa proposition de reprendre la trajectoire de la taxe carbone, abandonnée lors de la fronde des gilets jaunes. Pourtant ce ne sont pas les six lignes les plus instructives du rapport de 197 pages, publié à l’issue de 10 mois d’auditions et d’une consultation publique en ligne.

Planifications : « on s’y perd« 

En fait, le principal message, relayé pendant un bon quart du rapport, concerne le « manque de vision globale » qui se traduit notamment par un empilement désordonné de documents de planification. « La transition énergétique à l’œuvre impose, par son ampleur et son caractère vital, une véritable planification qui sera menée par la puissance publique sur plusieurs décennies », expliquent les auteurs du rapport en introduction. Or, ils constatent à l’inverse que « les documents de planification ne sont pas clairs, ni dans leurs hypothèses, ni dans la définition de leurs objectifs, ni dans les moyens d’y parvenir ».

Rien qu’à l’échelle hexagonale…

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Dunkerque : les six leçons de l’appel d’offres éolien en mer

François de Rugy a désigné, le 14 juin, le groupement EDF-Innogy-Enbridge pour construire un parc éolien de près de 600 MW au large de Dunkerque, à un prix « inférieur à 50 €/MWh » sur 20 ans. Contexte dresse le bilan de cet appel d’offres, convoité par sept groupements concurrents, majeur pour l’essor de cette énergie renouvelable en France.

  1. Il y a bien un avant et un après Dunkerque

Lors de la présentation, en début d’année 2019, du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la filière française a été unanimement déçue par le manque d’ambition du gouvernement concernant l’éolien en mer, posé et flottant. Plusieurs candidats à l’appel d’offres de Dunkerque avaient alors promis que les résultats le feraient changer d’avis.

« Nous proposerons des prix similaires aux autres énergies renouvelables terrestres », avait ainsi promis Vincent Balès, de WPD Offshore (candidat au côté de Vattenfall et CDC). De son côté, le consortium Moulins de Flandres (Shell/Deme/Quadran Énergies Marines) indiquait avoir déposé une offre « neutre pour les finances d’État ».

Le 12 juin, le Premier ministre, Édouard Philippe, leur a donné raison en confirmant l’augmentation du rythme des appels d’offres pour le posé à 1 GW par an de 2020 à 2024.

2. Un prix bas, peut-être un record

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Dossier EMR et biodiversité : des interactions mal connues

Alors que les changements climatiques représentent une menace croissante pour la biodiversité mondiale, les énergies marines renouvelables représentent une solution pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et ainsi infléchir l’accroissement des températures. Pour autant, cela ne doit pas nous dispenser de réfléchir aux effets spécifiques de ces technologies sur leur écosystème.

Sylvain_Michel4Sylvain Michel, chargé de mission « usages industriels & aménagements maritimes » à l’Agence française pour la biodiversité

Née en 2016, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) a pour mission d’améliorer la connaissance, de protéger et de sensibiliser à la biodiversité terrestre, aquatique et marine. A ce titre, elle intervient à tous les stades de développement des projets d’énergie marines renouvelables (EMR).

Quels sont les impacts, connus ou en cours d’identification, des EMR sur la biodiversité ?

Les impacts potentiels des projets d’EMR sur la biodiversité sont nombreux et complexes. Certains acteurs ont tendance à les résumer aux perturbations acoustiques des mammifères marins durant l’installation et aux risques de collision pour les oiseaux marins durant l’exploitation. Mais ces espèces protégées ne sont pas les seules exposées. Par exemple, les navires de chantier, provenant généralement de loin car très spécialisés, présentent un risque d’introduction d’espèces non-indigènes. Les champs électromagnétiques rayonnés par les câbles électriques sont susceptibles de perturber la faune bentho-démersale, bien que ces effets soient encore sujets à débat. En bref, les impacts concernent potentiellement tous les maillons des chaînes trophiques, depuis le plancton jusqu’aux prédateurs supérieurs.
Des impacts positifs peuvent également être constatés. Par exemple, l’effet récif des fondations peut augmenter la production locale de biomasse et/ou la diversité végétale et animale, par colonisation des infrastructures immergées. Le parc peut ainsi produire un « effet réserve » favorable à l’ichtyofaune, en lui fournissant un abris vis-à-vis des activités de pêche. Les EMR étant des technologies récentes, les conséquences à long terme sont encore délicates à prédire, ce qui […]

 

 

>> Lire l’article dans le numéro annuel Mer Veille Energie 2019

Éolien en mer : les pionniers français n’ont pas fini d’essuyer les plâtres

L’éolien en mer est encore soumis à un développement erratique et bridé en France, même si le troisième appel d’offres, à Dunkerque, confirme d’évidents progrès.

Il ne reste plus que quelques semaines avant de connaître les résultats du troisième appel d’offres éolien en mer à Dunkerque. Plus de deux ans après le lancement de la procédure et cinq ans après l’attribution des derniers projets français (au Tréport et à Noirmoutier), la filière joue gros : « Dunkerque doit matérialiser la compétivité de l’éolien en mer français », explique Matthieu Monnier, responsable du Pôle Industrie, Offshore chez France Energie Eolienne. A priori, c’est bien parti puisque « Dunkerque sera peut-être le premier projet offshore sans subventions en France », selon le ministre de la Transition énergétique et solidaire, François de Rugy. La Commission de régulation de l’énergie a les offres en main depuis le 15 mars dernier et devrait transmettre son avis au ministère début mai : « tout le monde va être surpris par le prix », prédit Jean-François Carenco, son président.

Dunkerque sur de bons rails

Outre des progrès industriels évidents, la chute des prix est également à mettre sur le compte de […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal de l’Éolien (Avril-mai-juin 2019)

Formation et transitions : le grand chantier

La transition énergétique appelle une profonde mutation de l’emploi et de la formation dans de nombreux secteurs. En 2019, le gouvernement a promis de s’atteler à ce vaste chantier, entre défis et opportunités.

Économiser l’énergie et développer les renouvelables : l’enjeu n’est pas que climatique, il est aussi économique et social. A l’heure ou l’emploi est plus souvent « menacé » que « florissant », la croissance plutôt « en berne » qu’exponentielle, la transition vers un modèle énergétique soutenable apparaît comme un rare vecteur d’optimisme. Selon l’Ademe, les emplois de la transition énergétique ont déjà enregistré une croissance de 39% en 10 ans, pour atteindre quelque 300 000 ETP (équivalent temps pleins) dans l’Hexagone et une multitudes d’autres études démontrent l’intérêt socio-économique de changer de paradigme énergétique pour demain. Un exemple parlant : un investissement d’un million d’euros permettrait de créer 19 emplois dans l’efficacité énergétique ou 14 emplois dans les renouvelables, contre seulement 5 dans le charbon ou le nucléaire, selon le Centre international de recherche sur l’environnement et le développement.

Pour autant, la création – d’emplois, de compétences, de richesses… – sera également destructrice et il est donc impératif de s’y préparer. C’est en ce sens que le […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le guide des formations aux énergies renouvelables 2019-2020

Chauffage électrique : nouveau casse en vue pour le « gang des grille-pain »

En pleine préparation de la réglementation environnementale 2020 du bâtiment, l’administration a transmis une « note de cadrage » aux acteurs du secteur. Des considérations apparemment techniques créent l’avantage aux solutions électriques (peu efficaces) par rapport aux autres sources d’énergie pour chauffer les futurs bâtiments.

L’élaboration de la future réglementation environnementale 2020 du bâtiment réactive l’éternel bras de fer entre partisans du chauffage au gaz et défenseurs de l’électrique, caricaturés par les premiers sous l’appellation de « gang des grille-pain ».

Dans une « note de cadrage » communiquée aux acteurs du secteur avant une réunion, le 11 avril, la DGEC aborde la révision du coefficient énergétique de l’électricité ainsi que la méthode de calcul des émissions de carbone induites. Deux sujets aussi indigestes que cruciaux […]

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PPE : les régions littorales montent au créneau sur les énergies marines

Les présidents de six régions littorales font une contre-proposition pour remédier au manque d’ambition de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) concernant les énergies marines renouvelables.

La programmation pluriannuelle de l’énergie s’est invitée mercredi 27 mars au conseil des Présidents de Régions de France. En effet, les représentants des régions littorales – à l’exception des Hauts-de-France, qui ne sont plus membres – ont une nouvelle fois rappelé combien ils jugeaient le projet gouvernemental défaillant sur le point des énergies marines renouvelables […]

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Hors-série spécial électricité verte

Hors-série de 34 pages consacré à l’électricité verte

ÉLECTRICITÉ : LE VERT DU FAUX
Un écogeste en quelques clics ? Changer de fournisseur d’électricité ! Une vingtaine d’acteurs sont déjà prêts à nous faire sauter le pas, avec des offres « 100% vertes » et souvent pas chères. Mais à force de vert, on n’y voit plus si clair. Qu’y a-t-il vraiment derrière la prise ?

METTEZ-VOUS AU COURANT ! 5 QUESTIONS POUR TOUT COMPRENDRE
-Qui y a-t-il derrière ma prise ?
-Qu’est ce que l’électricité verte ?
-A quoi servent les garanties d’origines ?
-Les garanties d’origines financent-elles les énergies renouvelables ?
-Que fait mon fournisseur pour la transition énergétique ?

« LES GO AURONT BIENTÔT UNE INFLUENCE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES ENR »
Dans un futur proche, les garanties d’origine ne serviront plus seulement à prouver la production d’énergie renouvelable en Europe mais à l’encourager, assure Dirk Van Evercooren, président de l’association des organismes émetteurs.

ILEK : ÉLECTRICITÉ EN CIRCUIT COURT
Le circuit court est à la mode. Ça vaut aussi pour les électrons ! Sur sa plateforme internet, Ilek met en relation les producteurs d’énergie verte avec les consommateurs alentours. Vue comme ça, la transition énergétique devient tout de suite beaucoup plus concrète.

ENERCOOP : FOURNISSEUR MILITANT
Le doyen des fournisseurs d’électricité verte continue de montrer la voie vers un modèle énergétique exemplaire, par et pour les citoyens.

PLANÈTE OUI : NOUVEAU DÉPART
Victime d’un accident de parcours en 2016, le pionnier de la fourniture d’électricité a failli disparaître à l’aube de ses 10 ans. Il renaît aujourd’hui sous la houlette de nouveaux repreneurs et multiplie les offres innovantes.

CNR : LE PRODUCTEUR QUI VEUT SORTIR DU CADRE
Producteur d’énergie renouvelable depuis près d’un siècle, la Compagnie Nationale du Rhône maîtrise toutes les ficelles du marché de gros. Mais alors que l’électricité verte devient de plus en plus prisée des consommateurs finaux, elle réfléchit à se distinguer aussi sur le marché de détail.

DEMAIN, QUEL MARCHÉ DE ÉLECTRICITÉ ?
Les effets conjugués de la transition énergétique et des progrès du digital bouleversent le monde de l’énergie. Trois experts de PwC ont analysé les principales tendances à observer.

PRÉSENTATION DES OFFRES D’ÉLECTRICITÉ VERTE

 

 

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Eolien : Vergnet ressuscité ?

Après avoir frôlé la disparition, le pionnier de l’éolien tricolore est revenu dans le vert en 2018. Son nouveau pilote, l’ex banquier Patrick Werner, défend sa stratégie.

Le 11 mars dernier, Vergnet publiait ses résultats annuels pour 2018. Les premiers depuis son sauvetage à la barre du tribunal de commerce d’Orléans. Les premiers dans le vert aussi, après trois années de déficits. Entre 2017 et 2018, l’entreprise est ainsi passé d’une perte de 4,6 millions d’euros à un bénéfice de 0,6 million d’euros, tandis que le chiffre d’affaires s’est maintenu à 19,2 millions d’euros. Pour Patrick Werner, le nouveau président du directoire de Vergnet, c’est la preuve que « Vergnet est redressé ». Pourtant l’entreprise revient de loin et même son « sauvetage » ne fait toujours pas l’unanimité.

Repreneur contesté

En effet, suite au placement en redressement judiciaire de Vergnet, le 30 août 2017, un autre candidat au rachat avait emporté l’adhésion des salariés (représentés par le comité d’entreprise) et d’une partie de la presse. Le développeur de projets renouvelables Global Ecopower (GEP) proposait pourtant de supprimer la moitié de l’effectif (de 130 collaborateurs) mais son offre était jugé « plus réaliste ». En face, le consortium emmené par Patrick Werner ne présentait aucune composante industrielle. Malgré un parcours brillant dans la finance, l’ex-banquier, « père » de la Banque Postale reconverti en gestionnaire de patrimoine, n’a pas d’expérience dans l’énergie. Mais le principal point noir de l’offre résidait surtout dans la participation au projet de la société Krief
Group, fondée par Louis Petiet. Cet homme d’affaires « repreneur en série » est associé à la faillite de plusieurs sociétés telles que la chaîne de magasins Soho, le géant du textile DMC ou encore le fabricant de véhicules électriques Heuliez. Dans la reprise de la société Isotherma, il a même été condamné pour escroquerie en 2015. Le mode opératoire est souvent le même, explique le journaliste Cyprien Boganda dans son livre « Le business des faillites » : Louis Petiet « promet la lune » à la barre du tribunal mais « dans l’immense majorité des cas, l’argent n’arrive pas »…
[…]

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Politiques climat : sénateurs et députés se tendent la main pour accélérer

Deux collectifs transpartisans ont vu le jour à l’Assemblée et au Sénat pour accélérer la transition écologique et trouver des réponses réglementaires à l’urgence climatique. En ligne de mire, la défense de propositions communes.

L’urgence climatique nécessite de bousculer le jeu établi », estime le sénateur Ronan Dantec (EELV). C’est précisément ce qui est en train de se passer à la fois à l’Assemblée nationale et au Sénat avec la création, à quelques mois d’intervalles, de deux collectifs transpartisans censés permettre de dépasser les clivages politiques. L’initiative sénatoriale pilotée par Ronan Dantec regroupe environ 70 sénateurs autour de l’ « Urgence climatique ». Quant au groupe « Accélérons la transition écologique et solidaire »lancé en octobre 2018 par le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin (ex. LREM), il réunit quelques 135 députés de tous bords.

Amendements identiques

En plus de participer au décloisonnement des sujets climat dans chacune des deux chambres, ces deux structures ont vocation à créer des ponts entre les parlementaires : « on peut imaginer …

 

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A Rouen : le WWF orchestre la mobilisation générale en faveur du climat

La métropole de Rouen a réalisé, en élaborant son plan climat, qu’elle ne pourrait agir que sur 15 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour mobiliser aussi les entreprises et les citoyens, elle a fait appel au WWF France. Les maires du territoire se sont quant à eux engagés sur 1000 actions concrètes.

Fin novembre 2018, la métropole Rouen Normandie officialisait la signature de l’accord de Rouen pour le climat par environ 150 entités publiques et privées.

Un an après la tenue d’une COP 21 locale, les 71 communes de la métropole ont validé plus de 1 000 actions et une centaine d’entreprises (dont Renault, Ferrero, EDF et le grand port maritime de Rouen) ont accepté de s’engager sur les cinq axes de l’accord : énergies renouvelables, rénovation énergétique, mobilité propre, agriculture responsable et biodiversité. Il s’agit notamment d’atteindre 100% d’énergies renouvelables et de rénover le parc immobilier d’ici à 2050.

Cette déclinaison de l’accord de Paris, signé en décembre 2015 par 196 Etats, résulte d’une collaboration inédite entre la métropole et l’association environnementale WWF France…

 

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Coup de chaud sur le marché des CEE

Le marché des certificats d’économies d’énergie (CEE) s’est tendu en 2018. Pour éviter une hausse des prix de l’énergie sans revenir sur des objectifs ambitieux, l’État tâche de libérer de nouveaux gisements d’économies d’énergie.

Principal outil de maîtrise de l’énergie en France, le dispositif des CEE redouble d’ambition depuis le 1er janvier 2018. Pour la quatrième période triennale, les revendeurs d’énergie ont l’obligation de justifier d’économies d’énergie réalisées à hauteur de […]

 

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RTE se plaint du manque de fiabilité de l’effacement

Le gestionnaire de réseau déplore la moindre fiabilité des effacements de consommation pour l’équilibrage du réseau par rapport aux moyens de production. Justement, la concertation est en cours pour définir les règles du prochain appel d’offres « effacement ».

Les mots sont sévères et les chiffres accablants. Dans son dernier diagnostic sur la sécurité d’approvisionnement de la France en électricité, RTE égratigne sérieusement la filière effacement, donnant même l’ « alerte sur la fiabilité de ce levier et sur sa contribution à la sécurité d’approvisionnement ».

En 2017, plus des trois quarts des opérateurs d’effacement actifs auraient été concernés par des « défaillances d’ampleur significative lors des activations de leurs offres », selon le gestionnaire de réseau. « Début 2018, des refus d’activation de l’ordre de 50 % de la capacité contractualisée ont été constatés. »

En tout, quelque 2 700 MW d’effacement sont théoriquement mobilisables, mais…

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MANA-Vox : une plateforme citoyenne pour protéger la forêt

Le collectif MANA Community, qui réunit une cinquantaine de citoyens issus du secteur de la finance durable, des ONG et du digital, vient de lancer la plateforme MANA-Vox dédiée à l’identification des controverses environnementales impliquant des entreprises. L’objectif est de faire remonter plus rapidement les informations collectées sur le terrain par des acteurs de la société civile.

Depuis trois ans, le collectif a identifié […]

 

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Autoconsommation : la directive européenne rebat les cartes

La nouvelle directive européenne sur les énergies renouvelables prône le soutien à l’autoconsommation photovoltaïque, en particulier via l’exonération de taxes et de redevances. La fiscalité française est-elle condamnée à changer ?

Malgré un discours politique officiellement favorable à l’autoconsommation, la fiscalité française tue en réalité de nombreux projets dans l’œuf. D’une part, l’exonération de TICFE (taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité) bénéficie uniquement aux projets où consommateur et producteur sont la même personne (morale). A moins de procéder à de savantes acrobaties juridiques, les autres configurations telles que le tiers-financement se retrouvent donc …

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Agriculture et solaire : l’agrivoltaïsme creuse un nouveau sillon

Depuis déjà une décennie, l’agrivoltaïsme vise une véritable synergie de fonctionnement entre la production agricole et photovoltaïque mais réconcilier ces deux sciences complexes nécessite plus d’innovation qu’il y paraît.

En France, les exploitations agricoles accueillent déjà quelque 13% du parc photovoltaïque, soit plus de plus de 15 000 installations participant à la transition énergétique en cours. Dans le cas des hangars, la cohabitation entre agriculture et production d’énergie paraît relativement simple. En revanche, les choses se compliquent quand le sol nourricier est en jeu. Sur ce point, la définition de l’agrivoltaïsme, telle que fixée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) est assez claire : « Les installations agrivoltaïques permettent de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale en permettant une synergie de fonctionnement démontrable ».

Les serres PV : 80% d’échec

Cette mise au point, apparue en octobre 2017 dans le cahier des charges de l’appel d’offres pluriannuel « solaire innovant » est censée parer aux errements constatés dans les années 2010 avec le développement des premières serres photovoltaïques. Sur le papier…

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L’investissement socialement responsable deviendra-t-il la norme ?

Quand la finance intègre des critères éthiques et écologiques à sa grille d’investissement, ce sont des pans entiers de l’économie qui entrent en transition. De gré mais aussi de force, de plus en plus d’acteurs se convertissent aujourd’hui à l’investissement socialement responsable même s’il reste encore beaucoup à faire avant que cela ne devienne la norme.

Le 5 avril dernier, la Banque postale (via sa filiale LBPAM) officialisait son intention de gérer, d’ici à fin 2020, 100 % de ses encours selon les principes de l’investissement socialement responsable. Si la nouvelle fait date, c’est parce qu’elle sort définitivement la pratique ISR de la marginalité : avec près de 220 milliards d’euros d’encours sous gestion, la Banque Postale est en effet la cinquième société de gestion française […]

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Faut-il réformer le capitalisme ?

Interpellés par la multiplication des crises sociales et environnementales, de plus en plus de chercheurs et d’économistes s’interrogent sur notre modèle économique actuel. Interview de deux d’entre eux.

pottier_c_e._marchadour_3.jpgAntonin Pottier, docteur en économie de l’environnement de l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il est l’auteur de « Comment les économistes réchauffent la planète ».

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Gaël Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement. Il est co-auteur avec Cécile Renouard de « 20 propositions pour réformer le capitalisme ».

 

 

Pourquoi le capitalisme est-il incompatible avec l’écologie, selon vous ?

Antonin Pottier : En théorie, le capitalisme peut s’accommoder de la raréfaction de certaines ressources puisque c’est justement la rareté qui fait
augmenter les prix et donc les profits. Mais dans le cas de phénomènes globaux et largement intangibles comme le dérèglement climatique, il n’existe pas de mécanisme qui puisse modifier les comportements des acteurs de façon à ce que la dynamique d’accumulation du capital n’opère qu’à l’intérieur des frontières écologiques. Par exemple, en l’absence de réglementation, une entreprise qui limiterait ses rejets polluants verrait ses coûts de production augmenter pour un bénéfice qui ne lui reviendrait pas en propre. Dans les faits, celles-ci prennent donc leur décision en fonction des profits attendus et non pas des mesures nécessaires pour rester en deçà de la frontière climatique. Certes, la recherche de profit peut parfois aller de pair avec la protection de l’environnement mais c’est l’exception plutôt que la règle. Dans le cas de la protection de la biodiversité par exemple, elle peut conduire à protéger les espèces emblématiques comme les grands mammifères prisés par les touristes, mais aussi à ignorer complètement des espèces menacées qui ne génèrent aucun bénéfice…

La recherche de profit peut parfois aller de pair avec la protection de l’environnement mais c’est l’exception plutôt que la règle.

Pensez-vous que l’on puisse encadrer le capitalisme par la loi ?

Antonin Pottier : Le principal défaut du capitalisme réside dans la prolifération d’externalités négatives. La recherche de profit conduit les acteurs privés à déplacer les coûts pour les faire porter par la collectivité : il est moins coûteux, par exemple, de rejeter dans la nature un résidu chimique toxique plutôt que de mettre en oeuvre un procédé complexe de destruction ou d’inertage. Bien-sûr, la puissance publique intervient pour infléchir cette dynamique mais son action ne peut être que ponctuelle et un problème réglé ici se posera ailleurs,
différemment. En d’autres termes, la régulation court toujours derrière de nouvelles externalités, découvertes et exploitées par la poursuite du profit. Il n’y a aucune raison pour que la fin soit heureuse et que l’Etat parvienne à circonvenir à temps chaque externalité. Ce d’autant plus que la régulation met souvent longtemps à être effective (délai d’identification du problème, délai de conception de
la réponse, rapports de force, etc). Par exemple, dans la question climatique, la préservation de la souveraineté des Etats rend illusoire toute solution contraignante et la coopération internationale reste difficile. Pendant ce temps, les émissions de CO2 continuent de croître et la frontière climatique risque d’être prochainement franchie.

La population, de plus en plus avertie de ces enjeux, n’est-elle pas en mesure d’exercer une force de coercition pour rendre le capitalisme plus responsable ?

Antonin Pottier : Je crois au contraire, que le mécanisme ultime par lequel le capitalisme empêche la prévention des frontières écologiques repose précisément sur le type d’homme qu’il produit. L’avènement du capitalisme, au 18è siècle, a correspondu avec la naissance d’un homme nouveau, centré sur la poursuite de ses intérêts et on voit que le système actuel valorise certaines motivations – comme la recherche du profit– en laissant d’autres de côté. Résultat, les préférences individuelles telles qu’elles s’expriment aujourd’hui dans les choix électoraux et les choix de consommation vont majoritairement à l’encontre d’une prévention écologique. La prise de conscience des frontières écologiques ne sera pas suffisante, il faudrait aussi interroger ce qui fait une vie réussie, ce qui nous pousse à alimenter le capitalisme de nos énergies.

 

Pourquoi proposez-vous de réformer le capitalisme ?

Gaël Giraud : Tout d’abord, au-delà de la définition théorique du capitalisme – propriété privée des moyens de production, libre échange et libre concurrence – il faut bien retenir que celui-ci a eu de multiples visages dans l’histoire et à travers les zones géographiques. Mais deux dérives sont néanmoins caractéristiques de l’ensemble des variantes connues. Premièrement, l’organisation d’une société où être «riche» donne accès à toutes les ressources disponibles (éducation, santé, pouvoir politique, etc.). Outre que la justice sociale est mise en danger, cette monétarisation du monde est souvent associée à sa marchandisation progressive. Deuxièmement, le processus de substitution du travail humain par des machines. Depuis la révolution industrielle, toutes les économies occidentalisées s’efforcent de remplacer le travail humain par l’énergie et les ressources naturelles, prélevées sur notre environnement à une vitesse incompatible avec la durabilité du processus.

Toute économie qui ne rompt pas avec ces deux caractéristiques s’expose à la fois à l’injustice et au caractère insoutenable de son mode de production et de consommation. C’est pourquoi il faut, selon moi, remplacer l’extractivisme forcené et mortifère par une sobriété heureuse dont il nous appartient d’inventer les contours. Il faut également rétablir une justice minimale en sanctuarisant ce que l’argent ne peut pas acheter, en particulier la nature et la vie humaine. Les écovillages qui naissent un peu partout dans le monde (à P caranga, Auroville, Gaviotas, Sekem…) témoignent qu’un autre mode d’organisation est possible : éthique et écologiquement responsable.

Vous proposez de réformer le capitalisme plutôt que de le renverser, pourquoi ?

Gaël Giraud : Attendre le Grand soir ne conduit qu’à approfondir la crise écologique dans laquelle nous sommes engagés et à entretenir les structures sociales injustes. C’est pourquoi je pense qu’il vaut mieux viser un réformisme radical. Le plus urgent me semble être de neutraliser la financiarisation des économies occidentales. La prochaine crise financière promet d’être plus grave encore que celle de 2008. En outre, le secteur bancaire reste le plus imperméable à la cause environnementale et climatique alors que la transition écologique exige des investissements colossaux, dont le coût est évalué entre 50 et 90 trillions de dollars. Il faut donc réorienter vers l’économie réelle les masses financières qui transitent aujourd’hui en pure perte sur les marchés financiers. Séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires permettrait de laisser la sphère financière s’auto-détruire à cause des krachs récurrents, sans pénaliser les économies réelles.

Que pensez-vous des politiques actuellement menées en France et en Europe ?

Gaël Giraud : Globalement, les choses ne vont pas assez loin. Les initiatives prises autour de l’ISR servent trop souvent à faire du greenwashing. Par exemple, les émissions de green bonds posent la question de l’additionalité : aurait-on procédé à ces émissions sans l’impératif de la transition « verte » ? La plupart du temps, on s’est contenté de qualifier de vertes des émissions qui auraient eu lieu de toutes les
manières.

La question de l’intégration de critères de durabilité dans le fonctionnement des entreprises pose, à mon sens, celle du statut même des entreprises. La maximisation du profit ou des dividendes ne peut plus tenir lieu de seule mission d’une entreprise. Le rapport Notat-Senard aurait pu être l’occasion d’engager une profonde réforme pour imposer que le profit ne soit qu’un moyen au service d’un projet d’entreprise, compatible avec l’Accord de Paris. Ce qui a été finalement proposé demeure très insuffisant à mes yeux.

Au niveau européen, le plan « finance durable » de la Commission européenne représente, lui aussi, une avancée positive mais trop timide. Par exemple, rien ne fait obligation aux banques de procéder à des stress tests climatiques. Nous ne savons rien, ou presque, de la robustesse de nos banques vis-à-vis des dégâts provoqués par le dérèglement écologique ou par la décision – qu’il faut prendre le plus vite possible – de bannir les énergies fossiles. Enfin, tout ceci ne doit pas faire oublier les accords commerciaux bilatéraux du type TAFTA, CETA ou JEFTA, qui sont des catastrophes puisqu’ils contreviennent directement à l’Accord de Paris et participent du démantèlement de l’Etat-Nation, la seule institution démocratique un tant soit peu solide aujourd’hui.

 

>> Retrouvez l’intégralité du guide sur l’investissement socialement responsable « Investir #TousActeurs pour une finance utile »(accès libre)

Energies marines : les régions face aux turbulences gouvernementales

Incitées par l’Etat, les régions littorales ont parié plusieurs centaines de millions d’euros sur l’émergence d’une filière industrielle liée aux énergies marines renouvelables. Pourtant, c’est l’arbitraire du gouvernement qui leur donne aujourd’hui des sueurs froides.

Depuis le lancement, au début de la décennie des premiers appels d’offres éoliens en mer, les régions du Grand Ouest se sont massivement investies pour accueillir sur leur territoire les bases arrières d’une nouvelle industrie alors pleine de promesses. Mais depuis quelques mois – et alors que les collectivités aménagent à leur frais sur les ports de Brest, Cherbourg ou Saint-Nazaire – l’actuel gouvernement fait planer son bon-vouloir comme une epée de Damoclès […]

 

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« Fab City » : un concept pour aller vers des villes plus autonomes

Le saviez-vous ? Les métropoles de Paris, Brest et Toulouse ont pris le pari d’être intégralement auto-suffisantes à horizon 2054. Cette utopie urbaine, qui a germée dans le cadre du réseau international Fab City, permet de repenser l’aménagement de la ville de façon plus durable. Explications à l’occasion du « Fab city summit ».

Né au début de la décennie à Barcelone, le concept de « Fab City » désigne l’anti-thèse du modèle urbain actuel où la ville, dépendante et polluante, importe des biens et produit principalement des déchets. A l’heure où la population urbaine mondiale ne cesse d’augmenter, l’idée de tendre vers une cité « localement auto-suffisante et globalement connectée » fédère de plus en plus d’urbanistes technophiles, d’entrepreneurs éthiques, de politiques et de citoyens […]

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Solaire et économie circulaire : work in progress

La première usine exclusivement dédiée au recyclage des panneaux solaires est entrée en activité à Rousset, dans le sud de la France. Avant que les volumes n’explosent, la filière travaille à devenir de plus en plus circulaire.

Brisés, brûlés, déformés ou simplement défectueux… les 600 tonnes de panneaux solaires hors d’usage qui attendent depuis quelques mois sur le site de Triade Electronique (groupe Véolia) à Rousset offrent un bien triste spectacle. Fort heureusement, il y a une vie après leur fin de vie. Et elle commence dans l’entrepôt d’à côté […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal du Photovoltaïque n°27 (juillet/août 2018)

Projets éolien en mer : à qui profitent les économies ?

Après plusieurs mois d’une négociation sur le fil, les lauréats des six premiers projets d’éolien en mer ont concédé cet été une baisse de 40% des subventions publiques. Qu’ont-ils négocié précisément et quelles conséquences cela aura-t-il sur l’économie des projets ?

Le 20 juin dernier, le président de la République profitait d’un déplacement en Bretagne pour officialiser une double bonne nouvelle : la poursuite des six premiers projets d’éolien en mer, en échange d’une réduction substantielle du soutien public, estimée à 15 milliards d’euros par l’Elysée. Pour la filière, qui craignait une annulation pure et simple des projets, c’est un vrai soulagement. Et pour Emmanuel Macron, une opération de communication réussie.

« Âpres négociations »

Avant d’arriver à cet accord, il aura quand même fallu […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal de l’Éolien n°30 (juillet/août/septembre 2018)

Poubellocène : Quel est l’impact des déchets sur la planète ?

De la spectaculaire décharge à ciel ouvert aux invisibles nano-particules de plastique, nos déchets sous toutes leurs formes ont colonisé la planète entière, impactant l’écosystème pour longtemps. D’année en année, la poubelle-monde se remplit de plus en plus vite, avec sous le couvercle un cocktail explosif pour l’environnement, le climat…

Bienvenue dans l’ère du Poubellocène ! Et plus précisément du Poubellien supérieur, qui se distingue du Poubellien inférieur par la présence massive de plastique dans les couches statigraphiques récentes… Cette parodie scientifique imaginée par des géologues français date des années 1970 mais trouve aujourd’hui une résonnance particulière. Quarante ans plus tard, nos déchets sont bel et bien partout, y compris dans des endroits où l’humain n’est jamais allé. Les quantités mises au rebut ont doublé en vingt ans pour atteindre 4 millions de tonnes chaque jour. Et ce chiffre devrait tripler à horizon 2100 selon des projections de la Banque mondiale, qu’elle juge elle-même « conservatrices ».

Vers une crise du déchet

Embarrassant ? Et pas qu’un peu […]

>> Retrouvez l’intégralité de l’article dans le hors-série « Zéro déchet » de Socialter – Juin 2018

Dossier : les EMR vont-elles faire pschitt ?

FORCES ET FAIBLESSES DE LA FILIÈRE EMR
Initié il y a deux ans par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des énergies de la mer livre un panorama complet de la chaîne de valeur dans les énergies marines renouvelables. La seconde édition, parue en juin 2018, révèle des évolutions contrastées selon les filières. Coauteur du rapport, Christophe Clergeau préfère pointer les forces de la filière plutôt que les signes de faiblesses.

HYDROLIEN : SUR QUEL PIED DANSER ?
Tout en confirmant le lancement d’appels d’offres commerciaux dédiés à l’hydrolien marin, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a exprimé de sérieux doutes sur la compétitivité de la filière. Un coup de pression qui a fait réagir les acteurs.

NAVAL ENERGIES : LA TÊTE DE PROUE DES EMR PREND L’EAU
Depuis une décennie, Naval Group (ex-DCNS) est fer de lance dans les énergies marines renouvelables. Au moment de monter en puissance, le porte-étendard de la filière tricolore multiplie les déconvenues. Au point de renoncer ?

HOULOMOTEUR : STRATÉGIES COMPARÉES
Au regard de l’éolien en mer ou même de l’hydrolien, l’énergie houlomotrice n’est encore qu’expectatives et foisonnements : pas moins de 150 technologies sont répertoriées mais peu d’entre elles ont dépassé la phase pilote. Quant à prédire de quoi sera fait demain… Aperçu avec deux tête d’affiche du houlomoteur français.

 

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>> Retrouvez le dossier de 10 pages dans le Journal des Energies Renouvelables n°243 (juin/juillet/août 2018)

Le retour du sauvage : « porteur d’espoir »

De nombreuses espèces sauvages sont aujourd’hui de retour après avoir disparu de nos territoires : loup, lynx, vautours ou veaux marins… Une chance à saisir selon Pierre Athanaze, naturaliste et forestier.

En Europe et ailleurs, la biodiversité n’a jamais été aussi dégradée, à tel point que les scientifiques évoquent aujourd’hui un « effondrement du sauvage ». Parallèlement, certaines espèces font aussi leur retour, qu’il soit inopiné – dans le cas du loup, par exemple – ou programmé. Pour Pierre Athanaze, auteur de Le retour du sauvage, voir revenir une faune sauvage diversifiée représente un espoir et une chance pour lutter contre des problèmes cruciaux tels que le dérèglement climatique, la gestion de l’eau ou l’épuisement des sols. C’est également un excellent remède contre la déprise économique qui menace de nombreux territoires ruraux […]

 

>> Lire l’interview sur Info Durable (accès libre) 

Éolien flottant : une filière en tension

Deux ans après l’attribution des premiers projets de démonstrateurs d’éolien flottant, une bêta-filière se dessine aujourd’hui en vue de leur mise à l’eau, prévue à l’horizon 2020-2021. Mais pour transformer l’essai, les acteurs ont besoin de la concrétisation des promesses gouvernementales.

À mi-chemin entre l’attribution des premiers démonstrateurs d’éolien flottant et leur mise à l’eau, les porteurs de projets ont encore de nombreux jalons à franchir avant de pouvoir arrêter leur décision finale d’investissement. Au mois de mai dernier, […]

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>> Lire l’intégralité de l’article dans le Journal de l’Eolien n°29 (avril/mai/juin 2018)

Pourquoi inscrire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution ?

Profitant de la prochaine révision constitutionnelle, le gouvernement entend inscrire la lutte contre le dérèglement climatique dans la Constitution. Un premier pas vers une république écologique ? A condition d’y mettre les formes…

L’Assemblée nationale accueillait jeudi 8 mars un colloque sur la constitutionnalisation du défi climatique. L’occasion de faire le point sur le sujet, quelques jours après l’annonce élyséenne évoquant une entrée du climat dans l’article 34 de la Constitution (consacré au champ d’action du législateur).

Au delà de l’aspect symbolique de la mesure, inscrire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution vise, selon ses défenseurs, à infléchir le corpus législatif. La Constitution étant au sommet de la pyramide des normes, tous les textes de loi devront s’y conformer, sous le contrôle du Conseil constitutionnel. Intégrer le climat dans la matrice, c’est donc l’occasion de reconnaître le climat comme un bien commun, contrebalançant au passage les toutes-puissantes libertés économiques.

« Nous en avons besoin pour travailler »

« Nous en avons besoin pour travailler », explique Matthieu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire, évoquant plusieurs cas pratiques où le législateur a vu la protection de la planète se heurter aux droits individuels[ …]

 

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Environnement : les dessous de l’économie verte

Que vaut la nature ? Vraiment. Dans l’imaginaire collectif, bien-sûr, elle est inestimable. Et dans la réalité aussi puisque nous lui devons tout. Pourtant dans les faits, le monde sauvage disparaît sous le béton, la biodiversité devient monocultures intensives et les océans sont méthodiquement réduits à néant. On parle de sixième extinction mais l’économie de marché continue de dicter la loi et ce qui n’a pas de prix… ne compte pas. Partant de ce constat implacable, les tenants de l’économie verte brandissent une solution simple, voire simpliste : donner un prix à la nature. Les décideurs sont conquis. L’imposture est totale.

Le saviez-vous ? Plus d’un tiers de notre alimentation est tributaire de la pollinisation. S’il fallait se passer de la main-d’œuvre généreuse des abeilles, la facture serait salée : 190 milliards de dollars par an, au bas mot. Les coraux, s’ils disparaissaient, priveraient de revenus 500 millions de personnes et créeraient un manque à gagner d’au moins 170 milliards de dollars par an pour la pêche et le tourisme local, sans compter la disparition des espèces marines associées. La forêt amazonienne, quant à elle, alimente en eau de pluie toute l’Amérique Latine : un apport annuel de 240 milliards de dollars pour l’économie agricole.

Quelle efficacité !

Voilà. C’est ça, donner un prix à la nature […]

Edito – Informer : un devoir ou un délit ?

Depuis le début de l’année, quatre journaux et trois ONG ont été traînés devant les tribunaux par des multinationales vengeresses. A l’origine de ces « poursuites-baillons », des révélations d’évasion fiscale, des allégations d’accaparement de terres ou simplement l’évocation d’une situation économique chancelante… Que des sociétés surpuissantes croient bon d’appliquer la Loi du Talion – quand ce n’est pas la riposte massive – à quiconque se mettrait en travers de leur chemin est déjà inquiétant. Ce qui l’est plus encore, c’est quand les juges leur prêtent main forte…

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Produire et consommer sa propre électricité : le bon plan ?

Avec la transition écologique, l’énergie aussi se met aux circuits courts ! Grâce aux installations photovoltaïques toujours moins chères, produire et consommer ses propres électrons devient économique.

Aujourd’hui en France, moins de 0,1 % des consommateurs pratiquent l’autoconsommation. « Cultiver » son carré photovoltaïque est donc un épiphénomène. Mais c’est aussi une révolution dans les starting blocks ! Alors qu’elle n’existait ni dans le droit ni dans les faits avant la loi de transition énergétique d’août 2015, l’« électricité potagère » est en passe de devenir la source d’énergie la moins chère. Et autour du panneau photovoltaïque, c’est tout un écosystème qui est en train de se réinventer […]

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Éolien en mer : un fiasco à la française ?

Il y a trente ans à peine, des ingénieurs danois faisaient le pari d’aller capter les vents au large, plus forts et réguliers que sur terre, pour en tirer de l’énergie. Aujourd’hui, l’éolien en mer est en passe de devenir une énergie mature alimentant en électricité près de 15 millions de foyers européens. Le succès est également industriel avec plus de 110 000 emplois créés. La France, avec ses 3 500 kilomètres de côtes, a un potentiel parmi les plus importants… mais toujours aucun parc en mer. Des projets devenus obsolètes et ruineux s’épuisent aujourd’hui devant les tribunaux et les promesses industrielles sont compromises. Comment en est-on arrivé là ?

Tirant parti de progrès techniques spectaculaires et des premiers effets de l’industrialisation, l’éolien en mer est passé en quelques années seulement du statut de
pari technologique à celui d’énergie (quasi) abordable. Radicale, la chute des prix a mis K.-O. les prédictions les plus optimistes […]

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Dossier offshore : la France à l’heure des choix

Depuis 2016, l’éolien offshore européen est en pleine accélération, porté par une course au gigantisme et une importante baisse des prix. Après avoir installé 1,5 GW en 2016, le marché affichait déjà 1,3 GW supplémentaire sur les six premiers mois de 2017, portant la capacité totale installée en Europe à 14 GW. Dans une étude prospective publiée fin septembre 2017, l’association européenne Wind Europe prévoit en outre l’installation de 3,1 GW supplémentaires en moyenne chaque année, jusqu’en 2020. Sans surprise, les pays qui sont leaders aujourd’hui le seront encore demain. Wind Europe prévoit ainsi que 42 % des nouvelles capacités seront installées au Royaume-Uni (5,2 GW) et 30 % en
Allemagne (3,5 GW). Ces deux pays étant suivis, de loin, par la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. À cette date, l’Hexagone n’aura encore installé aucun parc éolien en mer malgré le lancement d’appels d’offres dès 2012.

« NOUS ATTENDONS DES BAISSES DE PRIX SIGNIFICATIVES »
Suite au lancement des premiers appels d’offres d’éolien en mer, le Gouvernement s’est engagé dans une démarche de sécurisation et de simplification des procédures. Le JDE a fait le point avec Olivier David, sous-directeur du système électrique et des énergies
renouvelables à la DGEC.

DES PROJETS À TOUT PRIX ?
En France, les premiers appels d’offres éoliens en mer datent d’une époque
révolue où la filière était immature et les technologies coûteuses. Aujourd’hui
ralentis par les recours, les premiers projets alloués paraissent obsolètes et hors
de prix […]

CONCERTATION : L’ETAT REPREND LES RÊNES
Le lancement d’appels d’offres sans planification préalable a escamoté le
processus de concertation autour des premiers projets d’éolien en mer. Après
avoir laissé le travail de co-construction en local au bon vouloir de développeurs
privés, l’État veut reprendre la main à travers une réforme en plusieurs volets.

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>> Retrouvez le dossier de 16 pages dans le Journal de l’Éolien n°27 (Novembre/décembre 2017)

Dossier sur la transition énergétique en Afrique : miracle ou mirage ?

LE DÉFI ÉNERGÉTIQUE DE L’AFRIQUE EN INFOGRAPHIES
Malgré des ressources extraordinaires, l’Afrique voit son développement freiné par un accès précaire à l’énergie. Ci-dessous, un aperçu de la situation, en chiffres et infographies.

LA BAD, PILIER INCONTOURNABLE DU DÉPLOIEMENT DES ENR EN AFRIQUE
Entretien avec Amadou Hott, vice-président de la Banque Africaine de développement en charge des sujets électricité, énergie, croissance verte et changement climatique.

POURQUOI LA RÉVOLUTION N’A PAS (ENCORE) LIEU ?
Que les énergies renouvelables soient une formidable opportunité pour le continent africain ne fait aujourd’hui plus aucun doute. Mais si les choses bougent indéniablement, les projets restent encore trop peu nombreux à se concrétiser. Pourquoi ?

OFF GRID : LA BAISSE DES COÛTS DU SOLAIRE BOULEVERSE LA DONNE
Interview de Laurent Morel et Philippe Bozier, associés chez PwC et spécialistes des questions énergétiques en Afrique francophone;

  • Focus projet : Sunna Design et le projet Moon, un kit solaire et digital
  • Focus projet : InnoVent et le premier parc éolien de Namibie
  • Focus projet : Winch Energy et l’électrification de 100 villages mauritaniens en off grid

>> Retrouvez le dossier sur GreenUnivers

Nucléaire : « La France est en plein déni de démantèlement »

Alors qu’elle était encore députée de la majorité, Barbara Romagnan a piloté de juin 2016 à janvier 2017 une mission d’information sur le démantèlement des installations nucléaires en France. Le rapport qu’elle a présenté ensuite mettait déjà sérieusement en doute la maîtrise technique et financière d’EDF sur le sujet. Elle use aujourd’hui de sa liberté de parole retrouvée pour raconter les « opérations d’enfumage » et les « dissimulations » de l’opérateur, couvertes par un État actionnaire totalement schizophrène…

>> Lire l’interview dans le Nexus n°112 (Septembre/octobre 2017)

Après Fukushima, l’Allemagne peine à sortir de l’atome

L’abandon accéléré de l’atome, décidé par la chancelière Angela Merkel au lendemain de la catastrophe nucléaire de Fukushima, fut une décision historique pour l’Allemagne. Mais l’histoire, justement, ne s’arrête pas là et le pays est loin d’en avoir fini avec les interminables chroniques des scandales environnementaux et financiers. La France peut-elle en tirer des leçons ?

Vendredi 11 mars 2011 marque le début du deuxième désastre nucléaire de l’histoire.
À Fukushima, au Japon, la centrale de Daiichi est hors de contrôle depuis qu’elle a
été endommagée par un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami. Le bilan humain et environnemental est désastreux, l’onde de choc est mondiale. En Allemagne, c’est le déclic […]

>> Retrouvez l’intégralité de l’article dans le Nexus n°112 (septembre/octobre 2017)

Manipulation ou éducation ? Souriez, vous êtes nudgés !

Fondés sur les enseignements de l’économie comportementale, les nudges (ou « coup de pouce » en français) se traduisent par une subtile reconfiguration du contexte ou de l’environnement de choix de façon à orienter nos comportements vers ce qui est souhaitable, pour nous, pour la collectivité et pour la planète. De plus en plus utilisés par les pouvoirs publics et les entreprises, ces petits rien aux grands effets sont tout autour de nous, sans que l’on s’en aperçoive toujours. Alors, la manipulation, ça a du bon ?

Quel est le point commun entre une case pré-cochée sur votre déclaration d’impôt, des empreintes de pas sur la chaussée qui mènent à la prochaine poubelle et une application mobile qui fait de vos bonnes résolutions des défis collectifs ? La réponse, c’est le nudge ou « méthode douce pour inspirer la bonne décision », du titre du best-selleri qui a popularisé le concept en 2008. Pour ses théoriciens américains, l’économiste Richard Thaler et le juriste Cass Sunstein, le nudge « est une architecture du choix qui modifie de façon prévisible le comportement des gens sans interdire aucune option ».

Du neuf avec du vieux

Tout cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, le nudge plonge ses racines dans […]

>> Retrouvez l’intégralité de l’article dans le Nexus n°11 (juillet/août 2017)

Crowdfunding et transition énergétique : qui sont les prêteurs-citoyens ?

Le zéro pointe au thermomètre et la bise est mordante ce jeudi 8 décembre sur le chantier éolien du Soissonnais, à Leury, dans l’Aisne. Il y a quelques minutes que le chauffeur du bus a rallumé le contact, prêt à quitter les lieux, mais les passagers tardent à revenir malgré le froid. Cela fait déjà deux heures qu’ils suivent à la trace le chef du chantier, François Broux, et l’assaillent de questions, dont certaines très techniques.

Ils sont une vingtaine, hommes et femmes de tous âges, à avoir répondu à l’invitation de Lendosphere de venir voir de près un projet qu’ils ont contribué à financer. En l’occurence, [..]

 

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Sun’R développe l’agrivoltaïque, « combo gagnant » face au changement climatique

Au nom de la concurrence entre les usages, le solaire photovoltaïque est prié de ne ne pas trop empiéter les sols et de ne pas gêner non plus la lumière, indispensable aux cultures. Dans ce contexte, le projet Sun’Agri, piloté par Sun’R et l’Inra, est une vraie curiosité. A l’encontre de bien des idées reçues, il démontre même l’intérêt de réconcilier agriculture et photovoltaïque.

Qui l’eût cru ? L’inventeur du mot « agrivoltaïque », Christian Dupraz, fut un opposant féroce aux centrales photovoltaïques installées au sol. « Le photovoltaïque n’a pas sa place au sol, dans un contexte d’étalement des villes et de bétonisation rampante menaçant déjà gravement les espaces agraires », explique ce chercheur spécialisé dans l’agroforesterie à l’Inra et ancien élu EELV. Au cours de recherches sur […]

 

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Dossier green bonds

Nés il y a une petite dizaine d’années dans la boîte à outils de la Banque mondiale pour une finance plus responsable, les green bonds – ou obligations vertes – se déploient aujourd’hui à un train d’enfer : de 4 milliards de dollars en 2012, le marché est passé à 14 milliards en 2013 et devrait allègrement dépasser les 40 milliards cette année, selon Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Pionniers, et toujours leaders, les français participent largement à faire gonfler et à structurer cette vague d’obligations dont les revenus sont automatiquement orientés vers des projets « verts ». Les green bonds pèsent encore moins de 1% du marché obligataire global, mais plus pour longtemps.

  • Les français surfent sur la vague des green bonds
  • Les green bonds en chiffres
  • Les green bonds sont-ils suffisamment encadrés ?

 

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Crowdfunding & cleantech : le vrai du faux

Venu tout droit du monde associatif et culturel, le crowdfunding ou financement participatif fait sa petite révolution dans le monde de l’entreprise. A côté des modes de financement traditionnels, il séduit de plus en plus de start-ups mais sa popularité grandissante n’efface pas les préjugés qui l’entourent. Aidé par une petite dizaine de spécialistes*, GreenUnivers a entrepris de démêler le vrai du faux dans une série d’articles.

  • Les chiffres du crowdfunding
  • Crowdfunding et cadre juridique
  • Crowdfunding et communication
  • Crowdfunding : anti business angels ?
  • Crowdfunding = argent facile ?

 

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