Énergie dans les logements : l’électricité avant la sobriété

L’exécutif est en train de boucler plusieurs dossiers structurants pour l’avenir énergétique des bâtiments. Mais, par un étrange agencement des priorités, il a mis plus d’ardeur à garantir l’électrification des usages que la baisse des consommations.

« Il faut qu’on arrête d’avoir l’électricité honteuse dans le domaine du bâtiment ! Pour nous, c’est la solution pour réussir l’atteinte de la neutralité carbone à horizon 2050 ! »

Cette ode d’Olivier David à l’électricité décomplexée date de décembre 2019 et du dernier colloque de l’Union française de l’électricité (UFE) organisé en présentiel. Le chef de l’efficacité énergétique à la DGEC a choisi de la déclamer alors que le travail d’élaboration de la future réglementation environnementale des bâtiments neufs (RE2020) entrait dans le dur. Depuis, personne n’a manqué de constater ses remarquables effets. 

Qu’il s’agisse de la RE2020, du nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) ou encore de l’élaboration de la cinquième période de certificats d’économies d’énergie (CEE), « on a effectivement constaté un parti pris assez net de l’administration en faveur de l’électricité décarbonée », explique à Contexte Étienne Charbit, responsable projet efficacité énergétique au ‎Cler-Réseau pour la transition énergétique. 

Les textes relatifs à ces trois chantiers structurants sont désormais connus et en voie d’être publiés. RTE a d’ailleurs anticipé leurs effets dans son récent bilan prévisionnel sur le système électrique 2021 – 2030, prévoyant que « la part de logements chauffés à l’électricité pourrait ainsi s’approcher de 50 % en 2030 (contre environ 40 % aujourd’hui) ».

Les observateurs sont toutefois nombreux à diagnostiquer […]

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