Entretien – Municipales : les raisons de l’inaction climatique locale

Les communes disposent de larges compétences pour mener une politique climatique locale. La course à l’attractivité, l’instabilité de la réglementation, l’absence de motivation ou le désengagement de l’État les empêchent de les exercer pleinement, explique à Contexte François Bertrand, chercheur à l’université de Tours.

François Bertrand est chercheur spécialisé en aménagement du territoire au centre interdisciplinaire Cités, territoires, environnement et sociétés (université de Tours/CNRS). Il étudie depuis 2005 l’émergence et l’intégration de la question climatique dans les politiques locales.

En quoi le bloc communal est-il un échelon pertinent pour mener une politique climat ?

Du fait de sa proximité avec les citoyens, il permet de donner à voir une écologie concrète dans un contexte de défiance vis-à-vis des élites.

Ensuite, les collectivités sont directement à l’origine de 15 % des émissions sur leur territoire et si l’on intègre les effets indirects de leurs orientations, ce taux grimpe à 50 %. Les récentes évolutions législatives – loi de transition énergétique ou de la réforme territoriale – leur ont donné de nouvelles compétences en matière de politique énergétique. Elles ont donc la main sur de gros postes d’émissions de gaz à effet de serre : transports, bâtiments, déchets, énergie.

Quels sont les leviers d’action à leur disposition ?

Ils sont nombreux et potentiellement très puissants. Pour commencer, […]

>> Lire la suite sur Contexte (accès premium)